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 La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]

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MessageSujet: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Ven 28 Juil - 13:04

Lydia a pris pied dans cette histoire ici et ce rp débute deux jours après celui-ci

Il neigeait…

Sans un bruit, sans un mot, la neige tombait en fines et intenses cascades sur l’ensemble du domaine des Carminia. Blanche, pure, elle recouvrait les terres d’un voile si doux que rien ne pouvait sous-entendre la cruauté des récents événements. Pas même la noirceur d’une nouvelle lune…

Si haute brillait la reine de la nuit et si bas se trouvait celle dansant en son ombre. Sous les terres sacrées de ses ancêtres, elle demeurait, luttant contre les affres d’un venin dont les maléfices avaient fini par plier. Lutte de haut vol dont la dernière étape venait de sonner.

En ce lieu voué à l’oubli et la solitude, Lydia se tenait seule face à Harcher. De quelques signes, elle lui fit comprendre ce qu’elle attendait de lui. Et sans attendre, sans hésiter, l’éternel serviteur lui répondit…

- Comme il vous plaira, my lady…

Des termes neutres pour une mission qui ne l’était pas, loin de là…

Se penchant alors sur les chandelles, le vampire les souffla avant de s’esquiver. Quelques gestes dans le plus grand anonymat, la plus parfaite de toute les discrétions et il se retrouva à la surface. Tout était si différent, si sombre en ce lieu. Avec lenteur, il se dirigea vers le seul lieu convenant à une telle rencontre et la femme blonde ne se fit pas attendre.

Le temps est venu…
Fut tout ce qu’il lui dit avant de repartir aussi vite qu’il était venu. Quatre mots, juste quatre mots pour faire comprendre à Lucile le poids de la mission qu’elle aurait à accomplir pour qu’enfin se pose l’ultime pierre à cet édifice sans pareil.


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


De Londres aux Enfers, le voyage se fit en quelques instants. Après tout, elle ne faisait que rentrer en un monde qui était autant le sien que celui de la surface. Le tout était de voir comment ce rat de Charon allait l’accueillir. Que les relations entre spectres pussent être tendues ne devaient en aucun cas troubler la bonne marche de l’Outre-Monde. Enfin, depuis ce qu’il s’était passé à la Caïna, Lucile doutait quelque peu.

Inspirant à fond, elle fendit la masse des défunts avant de se planter droit devant le sinistre Nocher. Droite et fière, elle écarta les pans de sa cape, révélant aux yeux de tous sa véritable nature : celle d’une blonde et sensuelle incarnation du démon Succube. L’une de ces enchanteresses capables de séduire d’un sourire n’importe quel homme et de le tuer dans la foulée. Face à cette éblouissante apparition, le spectre, qui en avait vu tellement d’autres, demeura de marbre avant que son naturel ne reprenne le dessus et que ses yeux avides ne se posent sur la masse de pièces dorées qu’elle lui présentait.

- Lucile, suivante et servante dévouée du spectre du Vampire. C’est en son nom que je me présente ici et demande à franchir le Fleuve sans retour…
- Et pourquoi notre charmante Lydia ne vient-elle pas en personne ?
- Mission exprès auprès du seigneur Minos. Je ne peux m’en ouvrir qu’à lui ou au seigneur du Balrog. En cas de doute, vous pouvez les appeler, ils vous confirmeront non seulement mon identité mais aussi celle de ma reine.


Faisant teinter encore davantage la fortune en pièces qu’elle détenait, la jeune femme acheva.

- Mais je pense que vous connaissez tout autant que moi le caractère de nos juges et la manière dont ils peuvent parfois réagir face à un excès de zèle quelque peu mal venu.
- Oui… Teintez mes belles…
Il en bavait presque...
- Et bien, ne perdons pas davantage de temps, seigneur Charon, vous savez parfaitement qui je suis et qui je sers. Prenez cela et si cela ne vous suffit pas, j’en demanderai davantage aux gardes du temple ou de la Tolomea pour pouvoir repartir.

Une expression triomphante était en train de naître sur les traits du spectre quand Lucile acheva.

- Puisque tout semble enfin clair entre nous, allons-y. Le message que je dois délivrer ne peut souffrir de délais. Lydia pourrait très mal le prendre si une trop grande attente compromet la réussite de sa mission…
- Bien… Bien… Une statuette de toi en tenue d’Eve en or devrait suffire à te faire franchir le passage aussi souvent que tu le voudras durant toute cette mission.
- Oh… Là, j'avoue que vous me surprenez…
- Puh… Ne te fais pas d’idées, petite servante. Cela ajoute juste bien plus de valeur au seul métal brut. Une œuvre de ce genre peut s’arracher à des sommes folles.
- Trouvez déjà un sculpteur qui n’en mourra pas.


Sur ces derniers mots, la splendide blonde monta dans l’embarcation avant de s’y installer. Oser négocier ce genre de passage alors qu’elle servait l’une des combattantes d’Hadès avait de quoi l’outrer mais c’était ce brave Charon et après autant de siècles de service sur les fleuves, ce ne serait pas demain qu’il se referait.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Traversant l’immense fleuve, la suivante se prépara à la rencontre qui ne tarderait pas à venir. Elle avait beau se souvenir de la brune Sivir, elle ne pouvait que se sentir inquiète à l’idée de la retrouver sous le surplis et l’identité du Balrog. Un spectre plus que dangereux comme ceux dont s’entourait au plus près l’Etoile de la Noblesse.

Seule la légèreté du choc contre la rive la tira de sa rêverie. Se tournant vers Charon, elle sauta avec grâce sur le chemin qui la séparait encore du temple du jugement.

- A très bientôt, seigneur Charon et ne me faites point trop attendre.
- J’en dirais de même pour toi, joli modèle…


Et se détournant la suivante remonta la file des âmes jusqu’à arriver face aux colonnes du temple du Jugement. Repérant les gardes, elle se présenta d’office à eux.

- Lucile, suivante et servante du spectre du Vampire. En son nom et à sa demande, je sollicite une audience d’urgence auprès du seigneur Minos et du seigneur du Balrog… Enfin, auprès de celui qui pourra me recevoir.

S’empressa-t-elle d’achever, se rendant compte de l’importance des spectres qu’elle souhaitait rencontrer.

- Précisez juste que dame Lydia m’envoie répondre à une demande précise concernant dame Sivir et s’excuse de ne pouvoir être là. Les circonstances actuelles la retenant en son fief de Londres…

Sur ces mots, elle se tut, laissant les gardes partir et prendre le risque d’interrompre les jugements en cours. Ce que toute Succube qu’elle fut, issue du harem de Kisara en personne, elle n’aurait jamais osé faire…
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Sivir


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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Ven 28 Juil - 15:26

BalrogJe n'aimais pas ça.

Cela faisait deux jours que nous étions rentrés avec le Seigneur Minos, et toujours aucune nouvelle de Brunissen. Je n'avais pas encore retrouvé tous mes pouvoirs, les dommages causés par Queen sur mon esprit auraient besoin de temps pour être réparés, mais je commençais peu à peu à me retrouver moi-même. Certaines choses avaient changé en moi, notamment la confiance. Il est vrai que lorsqu'on acquiert des siècles d'expérience en quelques secondes, ça change toute la donne sur ce que l'on sait ou non. Je n'avais désormais plus de doutes concernant ma place, concernant mes droits aussi, cela rendait les choses bien plus faciles.

Un livre à la main sur la géographie en Amérique, j'ouvrais et fermais l'autre avec nervosité. J'avais beau chercher les endroits où elle avait pu se rendre pour nous trouver notre havre de paix, je n'aimais pas l'idée qu'elle puisse être seule quelque part, sans armure, sans surplis, sans protection digne de ce nom. J'essayais de m'accrocher au fait que même sans ça, elle était d'une puissance considérable, supérieure à la mienne même... je n'aimais pas l'idée de ne pas savoir où elle était. L'idée de demander une requête à Lydia pour qu'elle me prête l'une de ses roussettes pour l'envoyer sur sa trace m'avait traversé l'esprit... mais pour l'heure, je m'étais encore abstenue.

Je finissais par refermer ce bouquin pour le ranger, cette bibliothèque était juste incroyable, elle m'avait tellement fascinée lorsque je l'avais vue pour la première fois il y a quelques semaines... mais aujourd'hui, je me souvenais de chacun de ces livres, je les avais déjà tous lus, et forcément, ma curiosité s'en était amoindrie. Je repensais à ce que Lydia m'avait dit sur la demeure qu'elle aurait pu nous prêter, là bas aussi il y avait une bibliothèque, des ouvrages que j'étais sure de ne pas avoir lus... enfin pas tous surement. Je m'approchais de mon fouet que j'avais accroché sur la chaise, là où j'avais trouvé son ombre lorsque j'étais venue la dernière fois. Cette ombre que je m'étais envoyée, cette ombre qui devait me guider. Je souriais doucement avant de finalement m'asseoir et poser ma tête sur la table. J'avais encore tant à apprendre, tant à redécouvrir! Je devais retrouver mon don de lecture, Minos avait été clair, ce devait être ma priorité...

Mais je ne savais pas encore par où commencer. C'était dans ma tête, surement que le Griffon allait devoir encore s'y introduire pour trouver la porte qui était fermée là dedans! Mais bon sang que ça me faisait chier! J'en avais mare qu'on s'introduise dans ma tête, même si là, ce serait pour la bonne cause. Y'avait rien de plus désagréable.

Je fermais les yeux, le contact du papier sur mon front, l'odeur de l'encre et de parchemin me faisait du bien - j'avais posé ma tête sur un livre! - mais ce n'était pas suffisant pour me calmer de cette angoisse sourde au creux de mon estomac.

Brunissen, où es-tu bon sang? déjà que de base, je n'aurais pas du partir sans toi, t'es sous ma responsabilité, je n'avais pas le droit de te laisser seule! Tu ne t'es pas enfuie hein? Tu ne m'aurais pas fait ça?

On frappa à la porte et je me tournais avec un très léger espoir, un soldat squelette débarqua

«Dame du Balrog, Lucile, suivante de Dame Lydia demande à vous voir...»
«Lucile? Euh bon, j'arrive.»
pourquoi Lucile et pas Lydia elle-même? Est-ce qu'il s'était passé quelque chose? Je me levais doucement, je portais ma soutane avec une partie de mon surplis en-dessous, même si je ne pouvais pas encore juger au tribunal, je me sentais bien dans cette tenue, une réminiscence de mes souvenirs passés surement .

Je me dirigeais donc vers le Tribunal du Jugement, le Seigneur Minos devait y officier surement, il ne pouvait encore déroger à son poste tant que je n'étais pas prête. On avait du conduire Lucile dans la salle juste à côté, un bureau en somme, et je m'y faufilais pour la trouver. En chemin, le soldat squelette m'avait expliqué pourquoi Lydia n'était pas présente, ça ne me rassurait pas pour autant. À mon cou, le sceau déposé par Minos pour maintenir le fléau d'Aerys était toujours présent, au cas où, j'avais pris le parchemin qui pouvait le briser.


«Bonjour, Lucile. Puis-je savoir pourquoi Lydia ne m'a pas prévenue de votre arrivée? J'aurais pu vous épargner le trajet auprès de Charon.» le passeur n'était pas toujours des plus aimables après tout. Elle devait voir que je ne me tenais plus vraiment de la même façon. Là où j'étais plus sur la défensive avant, plus timide peut-être aussi, je me tenais droite et mon regard tout comme ma main étaient plus sûrs. Je m'approchais pour m'assurer que tout allait bien alors que le squelette semblait être allé prévenir le Seigneur Minos de sa présence. Il n'était pas dit que cela soit nécessaire si cela ne concernait que moi, mais peut-être avait-elle ici une autre mission?

«Est-ce qu'elle a pu concevoir un antidote?» après tout, c'était là la grande question, n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Ven 28 Juil - 18:25

« Faites entrer l’âme suivante. »

Deux jours déjà avaient passés depuis notre retour à Sivir et moi aux Enfers. Deux jours pendant lesquels la nouvelle Etoile du Talent avait continué à reprendre ses marques.

Tant d’années d’existence venaient de lui être révélées, tant de sagesse à assimiler.

Il était dommage que sa conscience n’ai pas encore fusionnée avec ses précédentes incarnations, mais peut-être était-ce là la volonté du Sombre Empereur.

Etant pour l’instant encore incapable de juger les âmes à cause de son état, j’avais ordonné au nouveau Balrog de concentrer ses efforts sur son don de lecture. En priorité absolue, il lui fallait le retrouver avant de pouvoir reprendre sa formation de juge infernal.

Une tâche qui lui demanderait surement encore un peu de temps, mais elle savait pouvoir compter sur mon aide si jamais elle en avait besoin. Depuis que nous avions commencé à officier ensemble en ces murs millénaires, notre relation n’avait fait que se renforcer. Se renforcer encore et encore au point qu’aujourd’hui, rares étaient les sujets que nous n’abordions pas l’un avec l’autre.

Et m’étant pour ma part remis de ma récente rencontre avec le nouveau spectre de la Wyvern, je m’étais dès mon retour au tribunal silencieux remis au jugement des âmes. Un tel retard avait été accumulé depuis la disparition de ma précédente incarnation, que je ne cachais plus mon envie d’être assisté de nouveau par le spectre du Balrog.

*Un flot sans fin et des morts cheminant sans entrain. Une chance que les Enfers ne connaissent pas de limite, où il pourrait venir un jour où les morts retourneraient sur Terre.*

« Vous qui êtes mort, dites-moi vos noms et prénom, et énumérez-moi vos péchés sans mentir. »

Une nouvelle âme, un nouveau jugement à prononcer, et après avoir jugés l’un des douze chevaliers noirs ayant péris sur l’ile de la Reine morte, je m’en retournais à des âmes plus modestes n’ayant péchés que par bêtise ou par ignorance.

*Est-il possible qu’aucun de ces hérétiques ne sachent quoi que ce soit à propos de Balmung ou du rituel d’ascension ? Non, cela ne se peut. Il y a forcément un témoin. Le temps me donnera raison.*

D’autres âmes de chevalier noir attendaient. Même Cassandra était encore là quelque part, parmi les dizaines de milliers d’âmes attendant leur tour derrière les portes de la salle d’audience.

Tellement d’âmes anonymes, si peu de héros… Des voleurs, des menteurs, des fraudeurs et des meurtriers. Pour la plupart, ils n’étaient que cela. L’héroïsme et la gloire n’attiraient plus personne à cette époque. Le désenchantement du monde avait commencé avec les nouvelles découvertes scientifiques, et l’Homme avait déjà largement remis en question la sagesse des anciens pour adorer des idoles faites de chiffres et de réactions chimiques.

L’Homme aux commandes de sa propre vie, l’Homme au centre de son propre univers, le culte du dieu unique remplacé par le culte de la science et de l’égo. L’orgueil était aujourd’hui partout, jusque dans leurs âmes, et avec lui, il apportait son cortège de nouveaux blasphèmes. Désillusions après désillusions, l’humanité semblait encore condamnée à la misère, et pour moi qui recueillait leur dernière confession, leur sort n’en apparaissait que plus misérable encore.

La vérité leur était pourtant connu. Des visions des enfers avaient été perçues et des récits plus que fidèles avaient même été écrit, et pourtant, rien ne semblait pouvoir les détourner du vice et de l’ignorance de leur existence.

Plus de trois milles ans après ma prise de fonction, seul le nombre des morts semblait changer, allant toujours croissant dans un monde où l’humanité semblait prospérer.

*Viendra sans doute le temps où chaque jour verra des dizaines de milliers d’âmes venir ici recevoir leur jugement. Et ce jour-là, je ne suffirais plus à réguler le flot des morts.*

Si un tel jour devait venir, il faudra alors aux enfers d’avantage de juge compétent, d’avantage de spectre comme Sivir ou moi-même, capable non seulement d’accéder à la mémoire des morts, mais aussi possédant la force morale suffisante pour supporter l’exigence de cette charge.

« Pour n’avoir jamais su qu’écouter la voix de la luxure, et pour avoir fait commerce des plaisirs de la chair, je te condamne à une éternité de souffrance dans la première prison. »

Mon fouet claqua à nouveau, et une nouvelle âme s’en alla plonger dans la vallée des amoureux, aux côtés de ceux ayant été emporté par la passion.

Et alors que se refermait le gouffre infernal que j’avais ouvert, les cris de Cléopâtre et de Marc Antoine portèrent jusqu’à mes oreilles en autant de malédictions lancées à mon égard.

Se trouvait-il une seule âme dans l’immensité infernale qui ne désire pas me voir la rejoindre dans son éternité de souffrance ? J’en doutais fort.

Pour elles, j’avais été leur juge et leur bourreau, l’incarnation même de l’injustice qui selon elles les avait condamnés aux Enfers, et donc par conséquent, j’étais devenu l’objet de toute leurs malédictions. Je n’y pouvais rien, et cela faisait partie du fardeau que je devais porter, mais hélas pour elles, les siècles avaient depuis longtemps effacé l’empathie que cela pouvait me faire ressentir à leur égard.

« Faites entrer l’âme sui... »

Un garde squelette entra alors, porteur d’un message en provenance d’un serviteur de l’Etoile des Ténèbres. Un nom sortie d’un passé si proche et pourtant déjà si loin.

« Lucille ? Ici ? »

Il était rarissime de la voir sans sa maîtresse. Sans compter le fait qu’apparemment personne ne l’accompagnait. Pas même Harcher ou la Rose noire.

Pourquoi elle ? Pourquoi ici ? Elle me le dirait sans doute elle-même. Elle venait sans doute chercher les informations que Lydia m’avait demandé lors de notre dernière rencontre. Et comme Sivir l'avait déjà rejointe d'après les dires du garde toujours penché à mon oreille, la suite n'en serai que plus rapide.

« Faites les entrer. »
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Ven 28 Juil - 23:00

Longue et effilée était l’aiguille, fondant en sa chair mieux qu’un dard n’aurait pu le faire. A ce contact, nulle plainte, nul ne s’échappa, juste l’épuisement de sentir une nouvelle fois, le précieux nectar sanglant quitter son corps…

Mais cela touchait à sa fin, enfin, cette première épreuve touchait à sa fin.

- Jonathan… Merci pour ton dévouement et les risques que tu encours.
- Jamais, je ne laisserai vos sacrifices servir de rien, ma dame, jamais…
- Ce ne sont que pierres, Jonathan…
- Et sang, ma dame…


Un linge humide passa sur son visage sans qu’elle n’ouvre les yeux. Avec lenteur, le processus entrait en sa phase ultime. Les derniers instants avant d’atteindre enfin le but que tous les trois, Brunissen, Harcher et elle, s’étaient fixés.

- Puisse Lucile parvenir sans encombre aux Enfers, la seule idée…
- Chut… C’est un succube, ce genre de chose ne l’effraiera jamais. Songez plutôt à vous…


A ces mots, une autre paire d’aiguilles fondit en sa chair, la blessant sans que le moindre de ses traits ne trahissent une quelconque douleur, juste une immense fatigue, celle qu’elle avait déjà ressenti des mois, des saisons auparavant…

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

L’attente avait été de courte durée, de si courte durée. Face aux gardes squelettes, Lucile s’était montrée la plus respectueuse de toutes les âmes en attente. Servante à la surface ou dans les pas de Lydia quand elles descendaient aux Enfers, la sulfureuse blonde n’avait rien à envier à Harcher en termes de protocoles. C’était même l’une des premières leçons qu’elle avait reçue de la rousse chasseresse la nuit de sa délivrance. Une véritable renaissance s'en était suivie et avec elle l’avènement d’un dévouement à nul autre pareil, une fidélité digne de celle d’un Harcher pour ne pas citer la Rose Noire avec qui elle n’oserait jamais se comparer.

S’inclinant avec élégance sans en faire de trop, elle suivit docilement le premier garde qui l’introduisit en la vaste et majestueuse bâtisse avant de s’incliner cette fois en une profonde révérence devant la dame Sivir.

- Mes hommages, dame Sivir, c’est une joie et un immense honneur de vous revoir en bien meilleure forme qu’à notre dernière rencontre.

Et souriant avant de se tourner vers le juge Minos qui se tenait en cette même salle, elle ajouta.

- Oui, il sera bien question de cela mais dès que j’aurai présenté mes respects au seigneur Minos. N’étant qu’une simple servante, je me refuse à entacher le nom de ma merveilleuse dame par simple négligence ou profonde impudence.

Et s'avançant cette fois au-devant de l’Etoile de la Noblesse, elle s’agenouilla, s’efforçant de ne pas trop mettre en valeur son corps de rêve. Aguicher le seigneur du temple du jugement serait le plus malvenu et la seule idée qu’il puisse se méprendre à ce sujet la rendait folle d’inquiétude.

- Mes hommages, seigneur Minos, moi Lucile, suivante et servante de dame Lydia vient vous présenter ses respects et ses excuses de ne pouvoir venir elle-même. Aussi, je vous remercie infiniment de bien vouloir me recevoir en son absence.

Ces mots dits avec une douceur certaine, la splendide blonde se releva, laissant juste sa capuche rabattue dans son dos, le reste de son corps sensuellement enveloppé de sa tenue de voyage disparaissant le plus souvent sous les pans de son manteau.

- Aussi, permettez-moi d’en venir directement aux faits.

Et prenant le temps d’une profonde inspiration, elle commença dans un silence devenu général.

- Conformément à ses engagements, dame Lydia est parvenue à mettre au point avec l’aide du professeur et de dame Brunissen un antidote parfaitement efficace et nous en sommes, selon les propres dires du professeur Harcher à la phase finale de l’ultime dose nécessaire au traitement de dame Sivir.

Une première nouvelle qui devait faire son écho en l’âme du Balrog.

- Seulement, le venin employé était tel qu’ils ont du recourir à un procédé nécessitant toutes les capacités de dame Lydia, ce qui l’a plongée en un état de totale vulnérabilité en cas d’attaque…

Et poursuivant doucement.

- Et si elle n’est pas venue d’elle-même, c’est pour vous avertir de la fin imminente de la préparation de la dernière dose mais aussi de la destruction de quasi toute la surface de White Rose. Il n’en reste désormais plus que certaines parties souterraines dont la salle où elle repose avec Harcher pour seul aide et défenseur. Ce qui m’amène aussi à évoquer l’une des demandes de dame Lydia : celle concernant Phoebus. L’assaut qui a mené à la destruction de la majeure partie du manoir n’était pas le fait de saints ni de marinas mais d’un tout autre ennemi, un être possédant visiblement le pouvoir des Carminia et dont l’ultime trace laissée en la mémoire de dame Lydia était son association avec le dénommé Phoebus…

Un être dont le souvenir dans toute son horreur est revenu en force avec la perte de la Bête : Cédrick…


Ainsi, Lucile avait-elle tenue la promesse faite à Harcher d’être la messagère de ce genre de nouvelles. Dans les faits, Lydia était encore en parfaite sécurité, la salle où elle reposait demeurant encore totalement hors de portée, aussi longtemps qu’aucun cosmos ou qu’aucun signe de vampire n’en filtrerait. Quant à Brunissen et Ezéquiel, elle ne manquerait pas de rassurer Sivir dès que les premières réponses auraient fusé.
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Sam 29 Juil - 23:52

Décidément, j'avais le sentiment que les mauvaises nouvelles n'étaient pas encore toutes arrivées. Je regardais Lucile qui démontrait un respect sans faille, preuve d'une éducation très poussée dans le protocole, une part de moi jugeait que ce n'était pas nécessaire puisqu'elle m'avait vue en grand état de faiblesse, mais mon autre moi jugeait cela normal. Je lui faisais donc signe d'aller directement au Temple du Jugement où Minos officiait afin qu'elle le rencontre, de toute évidence, elle n'était pas là que our moi.

«Estimez-vous heureuse qu'il soit d'humeur à nous accorder du temps. Et s'il vous plaît, marchez silencieusement.» mon ton paraissait un peu froid, mais je souriais tout de même. Je m'étais étrangement découverte une certaine aversion au bruit ces derniers temps, ma démarche avait également changé, tel un chat et malgré mes propres talons, j'arrivais toujours à avancer sans provoquer le moindre son. Enfin, la succube ne semblait rien avoir à m'envier de ce point de vue, elle paraissait toute aussi discrète qu'une souris!

Nous nous retrouvions donc dans le Tribunal, je m'inclinais respectueusement face au Juge du Griffon, mon Seigneur, Maître et probablement ami aussi, même si ma part nouvelle avait encore du mal à cette idée contrairement à ma part ancienne. Je m'étais avancée de façon à ce que nous formions un triangle parfait, permettant ainsi à Lucile de s'exprimer au mieux autant envers l'un que l'autre. Dans un premier temps, les nouvelles furent bonnes, et je me détendais un peu, souriant avec une pointe de soulagement à l'idée que je pourrais me débarrasser enfin de cette maudite marque! Il faudrait retirer le sceau de Minos avant, mais ce ne serait qu'une formalité.


«Je n'ai jamais douté du succès de Dame Lydia. Je reste malgré tout étonnée de la vitesse à laquelle elle y est parvenue.» je prenais une profonde inspiration, avant de voir que le regard de Lucile ne trahissait pas que cela, et de toute évidence, elle cachait quelque chose de plus sombre. Je n'avais pas le don de lecture, et de toute manière, je ne me serais pas permise de sonder son esprit. C'était inconvenant. Je serrais légèrement les dents, ainsi que les poings dans mon dos alors qu'elle finissait de raconter l'histoire... Lydia démunie, White Rose assiégée... je me tournais vers Minos, comprenait-il davantage que moi ce qu'il s'était réellement passé? J'essayais de fouiller dans ma mémoire à la recherche de ce Phoebus, est-ce que je l'avais connu? Pas comme s'il n'y en avait qu'un seul, sauf que je me perdais entre les morts et les vivants du coup

«Seigneur Minos, qui est ce Phoebus? Et Cedrick?» nous ne pouvions pas laisser Lydia aux mains d'un ennemi, quel qu'il soit. Humain, Saint ou Marina, quelle importance? Elle était l'une des nôtres, et par ma faute, en état de faiblesse. Certes, elle pourrait mourir et se réincarner, mais était-ce vraiment une raison pour laisser faire ainsi? Et puis, il y avait tout de même une question d'honneur ici, nous ne pouvions tolérer qu'un simple mortel, même doté de pouvoirs surhumains, ne vienne s'en prendre à l'une des nôtres.

Et je me rendais compte aussi d'un point

«Qu'en est-il de Brunissen? N'a t'elle pas pu protéger le Manoir?» Minos avait encore trop de retard avec le jugement des âmes, si elle était morte, il ne l'aurait peut-être pas encore vue arriver.

Non, je n'aimais pas ça. Pas ça du tout.
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Dim 30 Juil - 13:43

Rares étaient les raisons poussant l’Etoile des ténèbres à ne pas venir me trouver en personne et à envoyer ses serviteurs à sa place. Et étant donné les circonstances, je me surpris à craindre pour sa non-vie.

*Sa mission la retient-elle encore loin de son foyer ? Ou est-ce autre chose ?*

Lucille aurait surement la réponse.

Et alors que les gardes du tribunal silencieux l'introduisait avec Sivir dans la salle d’audience, mon expérience millénaire en matière de décryptage d’expression facial commença son œuvre.

« Serviteur de l’Etoile des Ténèbres, soit la bienvenue en ce tribunal. »

Elle était impressionnée, presque apeurée. Elle n’avait jamais mis les pieds en ces murs, et vivaient depuis trop longtemps à la surface. Elle avait oublié les enfers, oublié jusqu’à la sensation d’être aux côtés des morts. Pour le bon déroulement de sa mission, il fallait qu’elle se reprenne.

« Alors, quel message apportes-tu ? »

Sivir restait pour sa part silencieuse, mais observatrice. Son ancienne vie remontait à la surface en ces instants où ses deux essences se confondaient presque en une. Une vision qui me gonflait d’espoir quant à son avenir.

Les dires du succube au physique enchanteur s’enchainèrent alors en un message appris par cœur. Avec efficacité et célérité, la situation de White Rose et du spectre du vampire nous furent alors résumées.

« Il m’est pénible d’apprendre qu’elle mette encore sa non-vie en péril pour sauver celle d’un autre. Déjà avec le dieu du sommeil, son état avait été au plus mal, et aujourd’hui, voilà que le destin s’acharne… »

J’avais beau comprendre les raisons l’ayant poussées à agir de la sorte, je ne pourrais jamais me résoudre à échanger l’Etoile des Ténèbres contre celle du Talent, et vice versa.

« Mais de nous deux, c’est elle l’experte en poison. Alors j’imagine qu’elle ne pouvait faire autrement. Cependant, sais-tu pourquoi elle demeure encore sur Terre ? A la merci de ses ennemis dans son état de faiblesse, quand elle pourrait profiter du confort et de la sécurité de ses quartiers à la Toloméa ? »

Je connaissais l’attachement de Lydia pour ses demeures terrestres, mais je l'avais aussi connue plus prudente, plus prévoyante, surtout quand sa non-vie n’était pas la seule chose à peser dans la balance.

« Cédrick… Voilà bien longtemps que je n’avais pas entendu ce nom. »

Sivir ne pouvait pas savoir. Aucune de ses anciennes incarnations ne le savaient non plus. Ce nom n’était pas connu des Enfers, seulement de l’Etoile des Ténèbres et moi-même.

« Cédrick est l’arrière-arrière-arrière grand-oncle de l’incarnation actuelle de Lydia. Un vampire de la même lignée qu’elle, et dont la seule ambition est de se faire couronner roi de sa race. Ce pour quoi il lui faut la soumission de leur reine, de son arrière-arrière-arrière-petite-fille. »

La guerre du sang opposant les alphas de la lignée des Carminia aurait à elle seule suffit à remplir plusieurs ouvrages, mais ce court résumé suffirait à éclairer l’Etoile du Talent.

« Quant à Phoebus… »

Envoyant un de mes fils cosmiques s’emparer du parchemin se trouvant sur mon bureau à ma gauche, je l’apportais d’un geste de la main aux mains de Lucille étant surement venue pour cela.

« Il ne s’agit que d’un sous-fifre. Un homme de main tout juste capable de se servir de ses bras, et qui connus une fin aussi misérable que ne fut son existence. Toutes les informations concernant sa vie et sa mort sont résumées là-dedans. »

Une foule d’information dans laquelle il faudrait faire le tri.

« J’espère qu’un lieu ou une rencontre parviendra à ranimer la mémoire de la no-life Queen. »

La suite me semblait alors évident. Le temps de régler le cas de ce prétendant au trône des nosferatus semblait être venu, mais actuellement, l’Etoile des Ténèbres ne pouvait mener cette guerre et elle ne pouvait que le savoir.

« J’imagine tout à fait ce qui va suivre, aussi, et même si elle est toujours accompagnée de Brunissen et de la rose noire, je te pris de lui faire entendre raison. Brunissen n’est pas fiable. Elle a déjà trahi une fois son pays et son serment par amour. Quant à la rose noire, ce n’est encore qu’un enfant. Autant sur le plan du sang que sur le plan de la guerre. Envois-t-on des enfants et des traîtres à la guerre ? »

Aussi proche ces âmes pouvaient-elles être, Brunissen l’avait dit elle-même. A mon grand regret, elle n’était pas une feuille vierge. Son passé et sa mémoire avait été préservée. La conclusion de sa précédente existence avait-elle suffit à la transformer ? Rien n’était moins sûr.

« Aussi, il lui faut agir avec discernement, et opérer un repli stratégique. Si elle compte sur le secret pour l’instant à défaut de ne pouvoir compter sur sa puissance, elle plus qu’aucun autre sait que seul un fou ou un sot pense pouvoir échapper aux sens d’un Carminia pur-sang. Qu’elle rejoigne sans tarder la sécurité de nos lignes. Là elle pourra se soigner, se reposer et se préparer pour l’expédition à venir. »

Pourquoi ne l’avait-elle pas déjà fait ? Pourquoi Lucille ne l’avait-elle pas porté elle-même ici au lieu de nous apporter qu’un message ? Quels étaient ces serviteurs laissant leur maîtresse ainsi s’exposer inutilement à sa perte ?

« C’est un ordre. »
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Dim 30 Juil - 16:53

Face à l’impensable ou l’incompréhensible, Lucile s’était efforcée de demeurer maîtresse d’elle-même. Il fallait reconnaître que la situation qu’elle venait d’exposer au juge Minos et à son bras droit était plus que complexe. Le fait que le seul à être demeuré auprès de Lydia fut l’unique serviteur à avoir pu tenir tête quelques instants et à plusieurs reprises au seigneur vampire était une révélation en soi. Trop faible, le blond succube n’aurait en aucun cas pu résister aux assauts d’un vampire lord capable de le balayer d’un seul revers. Pire encore, elle l’aurait renforcé de son propre sang, aussi lamentable fut-il. Une perspective qui l’avait aidée à accepter les ordres de Lydia.

White Rose ne portait pas ce nom en vain… Il venait du plus terrible de tous les rosiers, le seul dont les roses pouvaient un vampire paralyser.

Ainsi, le lieu avait été conditionné pour la capture, plus que tout autre des domaines de Lydia, ce manoir recelait d'innombrables pièges en plus d’une ultime issue de secours. Sa porte de salut, dès qu’elle aurait été libérée de l’épreuve lui embrasant les sangs. Etat qui pouvait en soi en plus de la récente perte de la Bête expliquer en de moindres mesures l’illogisme apparent de son comportement ou de ses décisions.

En fait, Lydia était comme revenue en arrière lors de son passage en la principauté de Liège et ses souvenirs lui avaient remis en lumière certaines des habitudes d’un Cédrick trop prudent pour oser s’avancer d’office en première ligne sans la moindre assurance quant à l’état de faiblesse ou non de la reine des vampires. Et la rousse chasseresse avait veillé à cela. Que nul, pas même Ezéquiel qui lui était pourtant plus que lié ne puisse se rendre compte de son état. Le secret de ses souffrances et de sa faiblesse passagère avait ainsi pu être maintenu avec l’aide des serviteurs contrairement au passage de spectres dont la puissance était telle que tout Carminia suffisamment proche pouvait se rendre compte de leurs caractères surnaturels.

Même lointain, l’Alpha Carminia n’avait ainsi pu qu’être mis au courant de la présence de ces êtres repartis quelques jours après, entraînant vraisemblablement le spectre du Vampire avec eux. Qu’il ait décidé de lancer une première vague d’assaut n’était au fond pas si étonnant que cela. Le manque de réactions face à la destruction des lieux avait du le surprendre mais non le décourager. Le connaissant, une autre vague d’assaut ne pourrait que tôt ou tard avoir lieu…

- J’ai bien entendu vos paroles, juge Minos. Sachez que je n’accepte que difficilement le fait que ma dame doive subir de nouveau une telle épreuve. J’étais là lorsqu’elle a usé de ce procédé la première fois. Je ne peux que partager votre inquiétude. Quant à sa décision de rester sur terre, elle est liée au processus lui-même, certains éléments ne pouvant que se trouver à la surface en plus de ne supporter aucun transfert vers l’Outre-monde. Elle n’avait pas d’autre choix tant que cela n’était pas fini. Maintenant, même si je ne suis pas dans son esprit, je peux comprendre pourquoi, elle n’a gardé que le professeur auprès d’elle loin sous la surface de la terre.

Baissant les yeux, elle enchaîna.

- Non seulement, je ne serai pas de taille contre un assaut en pure et due forme de l’Alpha Carminia mais en plus, il pourrait gagner en puissance en s’emparant de moi. Le secret quant à sa présence à White Rose a permis à ma dame de gagner le temps qu’il lui manquait tant et plus que tout autre, le vampire Harcher sera capable de la porter en urgence dès qu’elle sentirait la présence de Cédrick se rapprocher. Tous ses sens et toutes les défenses les plus efficaces des salles secrètes de White Rose sont tournés vers lui…

Elle m’a dit qu’il procédait le plus souvent par vagues, par deux vagues, ne prenant quasi jamais part à la première avant de s’imposer en la deuxième.


Serrant contre son cœur le parchemin que lui avait remis le juge, elle enchaîna.

- Ce Phoebus était tombé sur White Rose juste après le passage d’Ostro mais grâce à vous, nous devrions enfin en savoir plus sur lui et son lien avec Cédrick. Il se cache, il se cache depuis trop longtemps, usant de son don le plus terrible.

Elle n’en savait pas plus, Lydia n’ayant que rarement évoqué cette partie de son passé tout comme Harcher. Puis, les guerres d’Hadès s’étaient succédé prenant le pas sur la guerre de sang avant que la rousse chasseresse ne retombe en sommeil. Et le temps avait fait le reste tout en leur apportant de nouvelles cartes plus qu’essentielles.

Relevant soudain la tête aux paroles de Minos, elle ne put retenir sa joie.

- Oui, seigneur Minos, oui, je suis prête à lui porter votre ordre de replis. Un seul verbe de vous suffira plus que tout roman et je peux vous assurer que le professeur Harcher ne demande qu’à la porter droit vers la Tolomea. Seulement, il faudrait qu’une surveillance de White Rose puisse être assurée après leur départ. Rien ne prouve qu’il oserait attaquer lui-même avec l’ouverture du précédent portail. En effet, dame Lydia m’a confié avoir déjà tenté de le prendre au piège au moyen d’un portail ouvert par l’une des précédentes incarnations de dame Pandore et il ne s’en était sorti que grâce à ses plans plus que vicieux…

Plus que tout, il craint de se faire aspirer par les Enfers ou d’ouvertement se heurter aux spectres. Les saints et les marinas l’effraient visiblement moins.


Sur ce, elle laissa passer un moment avant de reprendre.

- Si vous n’avez pas d’autres ordres, je demande l’autorisation express de remonter au plus vite à la surface et d’ainsi accomplir votre volonté.

Elle allait se replonger dans le silence quand soudain un autre nom sembla atteindre son esprit et s'adressant au spectre du Balrog.

- Pardonnez-moi, je n'ai pas répondu de suite à votre question. Dame Brunissen avait déjà quitté les lieux pour se rendre en son ancien fief du grand nord dans le but de vous ramener l'ultime pièce menant à votre délivrance finale. Elle s'est éloignée en suivant une piste bien précise et surtout en se faisant plus que reconnaître en tant que femme d'Asgard. Un autre moyen de brouiller les pistes, personne ne s'attendant à trouver une telle combattante en une demeure normalement occupée par des spectres ou des vampires...
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Lun 31 Juil - 9:20

Spoiler:
 


La situation était grave, mais je savais que je n'en comprenais pas encore tous les tenants et aboutissants. Il s'agissait d'histoires de familles, des histoires qui ne me concernaient guère au final, même si mon attachement à Lydia ne me permettait pas de rester indifférente à ce qui lui arrivait. Si elle était, aujourd'hui, en état de faiblesse, c'était de ma faute. Moi qui avais été assez faible pour me laisser avoir par Aerys, moi qui m'étais faite empoisonner et qui avais donc conduit Lydia à constituer cet antidote qui mettait aujourd'hui sa vie en danger. Mais Rune n'était pas de ceux à ressentir de la culpabilité, je me devais d'assumer simplement mes actes, cela faisait partie de moi et je n'en étais donc pas trop affectée. Au contraire, j'établissais plutôt une stratégie nécessaire à ce que les choses se déroulent au mieux.

«Si vous me le permettez, Seigneur Minos, j'aimerais recruter la Rose Noire pour partir à la recherche de Brunissen. Il devrait pouvoir la pister avec ses sens, et cela permettrait de le tenir éloigné du danger de White Rose pour le moment.» je me tournais alors vers Lucile qui devait surement être étonnée de mon sens des priorités actuels vu la situation «Brunissen est sous ma responsabilité, si elle a fuit ou nous a trahi, c'est à moi qu'il revient de la traquer et de la tuer une bonne fois pour toute. Si au contraire, elle a bien suivi sa mission, c'est aussi à moi de la prévenir et de la ramener ici.» je me tournais vers Minos, mon regard était déterminé et sans faille, malgré mes sentiments pour la belle blonde, je n'étais plus la même aujourd'hui et je comptais bien suivre l'exemple de mon mentor et laisser mes sentiments de côté pour demeurer fidèle à moi-même et surtout à notre Seigneur et Maître.

«Vous connaissez mieux l'ennemi qui s'en prend à White Rose, il serait préférable que vous en assuriez la défense pendant le rapatriement de Dame Lydia. Je ne vous serai d'aucune aide là bas, mon ignorance pourrait me faire commettre des erreurs, et ce n'est guère le moment d'en commettre, la situation est trop grave pour cela.» je savais qu'il pourrait toujours recruter d'autres spectres s'il en avait besoin, je n'étais pas la seule à son service après tout..

Je venais donc poser un genou à terre, ma soutane disparaissait alors que je me retrouvais enveloppée du surplis du Balrog

«Seigneur Minos, je vous prie de me laisser traquer Brunissen pour la ramener parmi nous. Que ce soit pour récupérer le dernier élément de mon remède, ou pour la punir d'une trahison, il est de mon devoir de la retrouver.» j'espérais qu'il m'y autoriserait, honnêtement, je savais ne pouvoir n'être d'aucune aide à White Rose, pas dans mon état, pas sans avoir retrouvé tous mes pouvoirs.
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Lun 31 Juil - 13:21

Le temps était compté, et cette réunion n’avait plus lieu d’être. Mes ordres pour le spectre du vampire avaient été donnés, alors la présence du succube en mon tribunal n’était plus nécessaire.

« Va Lucille. Que la bénédiction du Sombre Empereur te garde. »

Le sort de l’Etoile des Ténèbres dépendrait peut-être de sa célérité, alors qu’elle parte sans tarder.

« Quant à toi Sivir… »

Le Balrog avait parlé, sa place selon lui se trouvait là où s’était rendu l’ancienne Asgardienne. Qu’elle ait trahie ou non, cela restait à définir, mais pour l’instant, il nous faudrait la retrouver, elle et l’objet de son départ de White Rose.

« Je ne peux encore quitter le tribunal. Pas tant que le danger planant sur Lydia ne sera que théorique. Ma tâche doit demeurer prioritaire, et seul un danger de vie ou de mort pesant sur l’un de mes subordonnés peut venir l’interrompre. »

Cela, et un ordre express du Sombre Empereur bien entendu.

« Je demeurerai donc céans jusqu’à ce que l’Etoile des Ténèbres soit rapatriée en ma demeure, ou jusqu’à ce que son état requière absolument ma présence. D’ici là, tu as ma permission d’aller quérir Brunissen où qu’elle se trouve. A toi de décider si la Rose Noire te sera d’une aide quelconque, mais n’oublie pas que chez les nosferatus, la fidélité va avant tout à leurs maîtres de sang. »

Certes, en tant que supérieur hiérarchique, Sivir pourrait ordonner à l’Etoile du Parfum de la suivre, mais lui, accepterait-il de laisser sa no-life Queen derrière lui pour traquer une étrangère ? Il fallait y compter, car l’insubordination n’était pas acceptée dans nos rangs, encore moins chez les spectres placés sous mon autorité.

« Pars donc sans délais. Si Brunissen détiens en effet la pièce finale à ta guérison, cette affaire devient ta nouvelle priorité. »

Le don de lecture pourrait attendre, l’annihilation de la malédiction de la nouvelle wyvern elle, devenait des plus urgentes.

« Que la bénédiction du Sombre Empereur t’accompagne également. »
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Lun 31 Juil - 16:15

[HRP : ok, je vais juste faire un petit post pour enchaîner ^^]

Dans la quiétude du temple du jugement, le blond succube patientait, en l’attente d’un ordre de départ qui ne tarderait guère plus à arriver. Une confirmation qui marquerait le départ d’une Lucile particulièrement impatiente d’aller rejoindre Lydia.

Un ordre final qui fut quelque peu retardé par l’enchaînement de demandes d’une Sivir plus désireuse de retrouver l’ancienne guerrière divine d’Asgard que de se pencher sur ce qui venait à tous de leur arriver. Chose qui aurait pu l’offusquer mais dont elle préféra ne pas parler. Après tout, elle n’était que de passage, guère au fait des relations des spectres entre eux. Et puis, la blonde nordique avait aussi eu la charge de retrouver le tout dernier élément de sa délivrance. Fait qui devait largement expliquer les priorités de la brune Etoile du Talent. Aussi, ne réagit-elle pas plus que cela même quand elle entendit la demande de recrutement du propre infant de Lydia. Le manque de confiance du à la jeunesse de la Rose Noire avait déjà éclaté en ce même lieu et se retrouvait de nouveau exposé à la vue de tous.

Une situation plus que gênante et que la suivante souhaita laisser s’écouler sans y ajouter son grain de sel.

Baissant la tête aux paroles qui vinrent enfin, elle répondit tout simplement.

- Merci, seigneur Minos, je vais me retirer de suite. Mes respect, seigneur Minos ainsi qu’à vous, dame Sivir…

Et se relevant, elle s’empressa de quitter la salle où la discussion entre le juge et son second ne pourrait que se poursuivre sans elle. Chose qui la soulageait ainsi que la certitude de revoir la No-Life Queen dans quelques instants.

Passant les immenses portes, elle s’approcha des gardes squelettes avant de s’exprimer en ces quelques mots.

- Gardes du temple du Jugement, sur ordre du juge Minos, je dois rejoindre la surface le plus vite possible. L’un d’entre vous pourrait-il me faire franchir l’ensemble des obstacles pour que je puisse assurer au mieux cette mission.

A ces mots, les quatre gardes échangèrent quelques mots et gestes avant que l’un d’eux ne prenne à son tour la parole.

- Nous sommes au service du seigneur Minos. Ses désirs sont des ordres et puis, nous savons que cela concerne autant l’Etoile du Talent que celle des Ténèbres qui sont deux de ses plus dévoués subordonnés. Et s’inclinant, il poursuivit. Veuillez me suivre. Je pourrai vous faire traverser l’ensemble des terres vous séparant de la sortie en quelques instants sans que Charon ne vienne vous réclamer quoi que ce soit.
- Merci à vous. Votre aide me sera plus que précieuse en ces lieux que je ne connais que trop peu.


Ainsi, suivant l’un des gardes squelettes anonymes de la salle du jugement, la voluptueuse blonde ne tarda pas à rejoindre l’issue qui lui ferait franchir la frontière entre l’Outre-monde et la terre des Vivants. Et se retournant avant de passer de l’autre côté du miroir, elle salua son guide en ses termes.

- Merci, garde du temple du Jugement. Je n’oublierai pas l’aide que vous m’avez apportée.

Et sans autre mot, elle se dirigea vers la fine surface vibrant de cosmos divin et dont les volutes bleues ne laissaient pas le moindre doute quant à sa destination : la surface qu’elle aspirait tant à retrouver.


=> Des ruines de White Rose à la Tolomea


Dernière édition par Lydia le Dim 6 Aoû - 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   Lun 31 Juil - 22:15

Spoiler:
 

Ainsi donc, Minos ne pourrait se déplacer non plus. Voilà qui était embêtant... je le regardais un instant, admirative devant son sens des priorités, mais également de la façon dont il gérait les choses. Je réfléchissais moi aussi, certes Brunissen était MA priorité, ce qui était normal au vu de tout ce qui tournait autour d'elle, qu'elle soit allée chercher le dernier ingrédient de mon antidote, que la responsabilité dont je dois faire preuve envers elle. C'est déjà une faute en soit de l'avoir laissée seule, et une autre qu'elle ait pu échapper à ma surveillance en quittant White Rose. Je devais m'attendre à une réprimande de la part d'Hadès à ce sujet, tôt ou tard, j'avais donc tout intérêt à vite rattraper le coup.

Malgré tout, elle n'était pas une spectre, si elle devait nous avoir trahis, j'avais le temps devant moi pour la traquer, la retrouver et la punir si nécessaire. Lydia en revanche est mon alliée. Je me relevais donc lorsque Minos me rappela qu'Ezequiel ne me serait en rien aussi fidèle qu'à Lydia, ce n'était pas si important, j'avais surtout besoin de lui en tant que traqueur, et je savais qu'il était trop jeune pour se rebeller face à un spectre qui lui était supérieur, peu importe qui.

«Son jeune âge me sera profitable pour le faire obéir. Et je pense que Lydia elle-même souhaiterait l'éloigner de White Rose.» je ne le choisissais pas seulement pour moi, mais aussi pour le protéger. J'ignorais tout de cette guerre, mais je savais qu'il y risquerait sa peau. Aussi, je prenais une profonde inspiration et je me dirigeais vers la sortie du Tribunal après avoir reçu la bénédiction de mon Seigneur, filant à travers les Enfers jusqu'à gagner la surface où je retrouvais une Lucile bien pressée.

«Dame Lucile, laissez moi vous escorter jusqu'à White Rose!» je me posais gracieusement à côté d'elle, ne voulant pas perdre trop de temps «J'assurerai votre défense le temps que vous meniez Dame Lydia en lieu sûr. Ensuite, j'emporterai Ezequiel de la Rose Noire avec moi pour la suite de ma quête... est-ce que cela vous convient?» même si elle n'en avait rien dit, j'avais bien vu son appréhension face à mon choix de traquer en priorité Brunissen. Mais je ne pouvais pas aller simplement chercher la Rose Noire sans rien faire pour Lydia au passage, cela ne me coûterait pas grand chose, du moins pas tant que ce Cédrick ne se pointerait pas lui-même. Je doutais fort qu'avec mes pouvoirs encore estropiés, je puisse l'affronter.

Nous devions donc faire vite avant l'assaut final, ensembles avec la succube, nous faisions donc route vers White Rose, en espérant agir avant le désastre.
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MessageSujet: Re: La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]   

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La Guerre des Sangs [Sivir - Minos ? Début décembre 1755]

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