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  Le choc des idées (Aerys - Minos) [début décembre 1755]

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MessageSujet: Le choc des idées (Aerys - Minos) [début décembre 1755]   Ven 28 Juil - 21:41

Arrow Cette chronique fait directement suite à celle-ci

L’affaire de la tour aux étoiles réglée et l’éveil de Sivir enfin accomplis, nous étions rentrés aux enfers aussi vite que nos ailes l’avaient permise. Quelques instants à peine durant lesquels je m’étais souvenu d’une tache encore inaccomplie, et qui, maintenant que l’Etoile du Talent n’était plus en danger, méritait toute mon attention.

Ayant déposé le nouveau spectre du Balrog à ses appartements, je prenais juste avec moi un imposant bagage couvert de tissu noir avant de m’en aller sous le regard gêné mais compréhensif de celle qui désormais allait partager ma tâche.

*N’ai crainte Sivir. Aujourd’hui j’accomplirai la tâche qui était impossible à Brunissen.*

La blonde nordique ressuscitée n’avait pu s’élever contre l’injustice dont elle avait été témoin, car ce rôle n’était pas le sien. Dans sa rage, elle avait menacé d’aller s’en prendre à un des trois seigneurs des spectres, mais faisant mentir toutes probabilités, elle avait renoncé.

Comment Sivir avait-elle sut s’y prendre pour la convaincre de ne pas aller résoudre elle-même ce conflit ? Comment avait-elle pu s’apaiser, elle dont le sang n’était encore que passion ? Seul notre Empereur le savait.

Ayant donc remis à plus tard le jugement des âmes, je m’étais alors rendu seul au repaire de la nymphe infernale dont la réputation n’était que superlatif et mythologie invraisemblable.

*Qu’elle ose même prétendre m’avoir aidé au tribunal silencieux…*

Oui beaucoup de chose devraient être réglées lors de cette entrevue.

Et atterrissant alors aux portes du palais de la Caina dont l’apparence avait fort changée depuis ma dernière visite, j’en poussais les portes suivis par mon coffre que je tenais derrière moi à l’aide de mes créations.

Des nymphes infernales vinrent alors à ma rencontre, sublimes et gracieuses. Enchanteresses en tout point, me proposant de me décharger de mon bagage ou de m’apporter collation et autres rafraîchissements d'apparence tout plus raffinés les uns que les autres.

Demande que j’éconduisais le plus poliment du monde.

« Mes pas me mènent céans pour affaires officielles. Rien qui ne me permette de rogner l’étiquette. »

Tout autour de moi semblait avoir été fait pour le plaisir des sens. Que ce soit la finesse du décor, la délicatesse du parfum environnant, et même la douce musique qui me parvenait en sourdine, tout y semblait parfait, mais à l’œil pluri millénaire qui était le mien, tout prit rapidement une toute autre forme.

Le décor enchanteur parsemé de statue de nymphe se changea en cloaque insalubre aux statues grotesques et grimaçantes, le parfum devint vapeur épaisses et nauséabondes, la musique ne fut plus que gémissement d’âmes détruites par leur luxure, la nourriture devant mes yeux devint cendre et crasse, et même mes accompagnatrices, autrefois créatures de rêves, se changèrent en momie décharnées aux orbites creusées par la corruption.

*Combien d’âmes a-t-elle ainsi piégée dans son antre pour s’en repaître ?*

« Conduisez-moi juste auprès de la maîtresse de ces lieux. Elle saura qui je suis, et elle sait surement déjà que je suis ici. »
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MessageSujet: Re: Le choc des idées (Aerys - Minos) [début décembre 1755]   Ven 4 Aoû - 13:54

HRP:
 

Implacablement, le temps s’écoulait dans la demeure de la Wyvern. D’abords les secondes, puis les minutes, et toujours aucune annonce ni aucun mouvement de la maîtresse des lieux que je sentais pourtant non loin.

Craignait-elle notre rencontre ? N’en avait-elle que faire ? Etait-elle en pleine « tache administrative » comme elle aimait le faire entendre à qui voulait bien l’écouter ?

Je pouvais me perdre en conjoncture, mais un fait et un seul m’apparaissait aussi clair que le cristal, elle ne viendrait pas.

« Cela suffit. »

Si elle avait quant à elle tout son temps, ce n’était pas mon cas. Et si elle agissait par mépris ou sentiment de supériorité, alors elle allait apprendre une leçon qu’elle n’oublierait pas de sitôt.

Esquissant un premier mouvement, je fus presque assailli par ce qui restait des nymphes infernales, autrefois gracieuses et sublimes, aujourd’hui guère plus que des parodies d’elles-mêmes tant leur maîtresse les avait corrompues.

De leurs voix malades qu’elles voulaient rendre chantantes par de pathétiques illusions, elles me prièrent de rester, de patienter encore, avec dans le regard cette avidité à peine dissimulée que j’avais remarqué dès mon arrivée.

Osaient-elles m’envisager comme un repas ? Oh comme l’idée devait leur semblait douce. Le juge des enfers comme festin au lieu des miettes que daignait leur offrir la nouvelle Wyvern…

« Pauvres créatures… Quel dommage que notre Empereur laisse une telle abomination parler et agir en son nom. »

Notre Empereur ne pouvait ignorer. Et il ne pouvait pas non plus approuver. Aussi devait-il avoir un plan la concernant. Peut-être était-ce de nous montrer par l’exemple ce qui arrivait quand il ne restait plus que la chair ?

Peut-être. Peut-être pas. De toute manière, il me serait bien audacieux d’essayer de deviner les plans du Sombre Empereur et de Son infinie sagesse.

Je ne pouvais rien pour ces muses ravagées par la folie d’une seule, mais je pouvais transmettre mon message à celle qui se plaisait à envoyer ses espions de par les enfers au lieu de se déplacer elle-même.

« Déchue Aerys ! Souillure de la Wyvern ! Je sais que tu m’entends ! »

D’avide, le regard des esclaves autour de moi se teinta de peur. Toute muses, toute déesses qu’elles étaient, elles n’étaient en rien des guerrières, et leur seule défense n’avait jamais résidées que dans la métamorphose ou la fuite.

Que leur maitresse essaie même de le nier était une grotesque plaisanterie.

« Ecoute bien mes paroles, créature noircie par son égo ! Si je me moque bien des fables et autres histoires ubuesques que tu te plais à répandre à ton sujet pour impressionner les faibles d’esprits, que tu oses prétendre m’avoir aidé au tribunal silencieux est une insulte faite à mon rang et à ma tâche ! Une insulte qui aurait pu être pardonnée par de simples excuses, mais récemment, en plus d’envoyer tes espions en mon domaine, tu as osé porter la main sur celle destinée à devenir ma seule remplaçante ! Et pire encore, tu l’as empoisonnée sciemment pour te venger de l’humiliation d’avoir subits un refus de sa part concernant tes envies lubriques ! »

Déployant alors mes créations autours de moi, je me saisissais des plus proches nymphes infernales qui dans des cris aussi stridents qu’affolés, se virent arrachées du sol et emportés au plafond.

Autour de moi, les créatures bouillaient de colère et d’indignation, mais elles savaient bien qui j’étais, et que me concernant, il n’y avait nul besoin de fables ou de mythe. J’avais affronté jusqu’aux dieux, jusqu’à Athéna elle-même, et même sa puissance n’avait suffi à me faire disparaître. Alors que pouvaient-elles bien faire, sinon supplier leur maîtresse décidément bien distante de venir les aider ?

« Tu t’en es pris personnellement à un des spectres placé sous mon autorité ! Tu as porté la main sur un des miens, alors je porterai la main sur les tiens en retour ! »

Un bruit d’os brisé se fit alors entendre, suivis d’un autre, puis d’un autre et d’un autre. Rien qui serait fatal à mes prisonnières, juste de quoi transmettre mon message. Toutes actions entraînaient des conséquences, et si cette muse mythomane osait encore s’en prendre à ce qui était à moi, elle en paierait le prix. Un prix juste et adapté, oeil pour oeil, dent pour dent.

« Considère ceci comme un avertissement amical ! »

Je laissais alors choir au sol les corps partiellement démembrés des muses agonisantes. Elles vivraient, ce n’était en rien une vengeance. Car si j’avais vraiment voulu me venger, ou même obtenir une compensation à la hauteur du préjudice subit, il m’aurait fallu les briser, toutes autant qu’elles étaient, puis aller chercher leur maîtresse jusque dans son antre, lui broyer les os et finalement l'affliger à son tour d'une malédiction aussi cruelle qu'injuste. Là et là seulement, Sivir et moi-même aurions été vengé.

« Et concernant tes espions… »

Otant alors le voile recouvrant l’encombrant colis qui m’accompagnait, je révélais un cercueil de verre dans lequel se trouvait une de celles chargée d’écouter et de rapporter les dires se faisant en mon domaine. Son corps couvert de chaines et constellé de papillons épinglés à même sa peau.

« Le prochain que j’attrape, je le fais pendre devant mes portes et je l’y laisserai pourrir jusqu’à ce qu’il n’en reste que des os ! »

J’avais à présent transmis mon message. Que la créature tapie dans cet antre répugnant en prenne acte, car j’étais un spectre de parole. Et si je n’avais pas le pouvoir de juger les serviteurs sur sombre empire, l’Empereur lui ne perdait rien, et tôt ou tard, Son jugement tomberait sur toutes les âmes mortelles, toutes, y compris celles des nymphes promises au trépas.

Et quittant sans me hâter le cloaque pestilentiel qu’était devenu l’ancienne demeure de mon demi-frère, je savourais finalement la brise glacée du Cocyte qui m’accueillis à sa sortie. Quelque peu déçu il était vrai de l’absence de réaction de la maîtresse des lieux, mais en vérité guère surpris.

« Si un jour, tu souhaites que l’on reprenne cette conversation, tu sais où me trouver… »

Je ne la craignais pas. Je n’avais aucune raison de la craindre. Et au fond d’elle, elle le savait. Déployant alors mes ailes, je quittais sans me retourner ce lieu perdu loin de la lumière de l’Empereur avec le secret espoir de n’y retourner que pour y mettre un terme.
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