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 [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs

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Asya Leskov


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MessageSujet: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Jeu 7 Sep - 12:21

Provenance : Sanctuaire sous-marin


Long trajet, désormais achevé. Des terres perceptibles à l’horizon, qui ne ressemblaient en rien à ce que l’on imaginerait de cet endroit. Plus que des rumeurs, des légendes. La blanche en avait tant entendu à ce sujet, durant son enfance; l’histoire d’un peuple des glaces béni par Odin lui-même. Incroyable conte, auquel elle n’aurait jamais crû plus longtemps que le temps de cette jeunesse retirée. Des mots attirant à la fois l’intérêt, mais également la jalousie, d’une certaine manière. Sentiment bien vite passé, compris avec les années. Toujours était-il que ces mythes sur les Dieux nordiques l’avaient fascinée durant de nombreuses années. Période révolue, pensait-elle.

Lentement, ses pieds reprirent leur route au delà des quelques sentiers qui demeuraient encore partiellement visibles. Sans doute menait-il à l’un des villages du coin. Car elle n’avait nul doute que des habitations furent construites sur ces terres aujourd’hui désolées. Certitude causée par des paroles prononcées quelques mois avant, par cet homme à l’allure singulière aujourd’hui disparu de son champ de vision. Malgré tout, moult questions déambulaient dans cette petite cervelle, presque comme si elles allaient cogner directement contre les parois de son crâne. Migraineuse fièvre.

Des yeux écarquillés par le blanc spectacle qui lui était offert, et ce quand bien même les brunes billes n’étaient plus aussi performante qu’elles le furent une époque. Époque lointaine, bien vite dépassée par la réalité de la vie, jusqu’à ce que ce mal dormant ne sorte enfin des agréables songes. Perles perdues dans l’immensité d’un territoire, songeuses. Où es-tu passé, Dresseur de faucons. Disparu lui aussi, brutalement, comme de nombreux autres valeureux guerriers. Les aléas d’un monde en guerre. Un monde souterrain, vivant au rythme d’un éternel cycle. Cercle vicieux.

Un son provenant du sol attira finalement son attention. Au milieu de toute cette poudreuse, un animal prenant son bain. Une action qui ne put que faire rire la jeune femme, malgré l’inquiétude qui la tiraillait en silence. Ainsi, d’une main placée devant ses lèvres, le monstre marin tentait de garder un semblant de sérieux, les yeux plissés par les rires. Puis, après quelques instants, le corps enveloppé de tissus s’agenouilla quelques instants non loin de la bestiole au museau frémissant.

“On dirait que le coin te plait, hein Ilya ? C’est vrai qu’il est paisible, aux premiers abords. Tu sais, j’ai l’impression d’être dans les profondeurs des champs de Coraux, à l’abri des regards. Un lieu où seuls les animaux se rendent, et où il est agréable de se reposer, se ressourcer. Ici, ça me donne un peu la même impression, même si le ciel, les paysages sont radicalement différents. Pour le mieux, d’ailleurs…” Un silence, bref. Pensive petite Asya. “Je ne pensais pas revoir si vite ce genre de climat. Cela me rappellerait presque… chez nous”.

Ou plutôt “L’ancien chez nous” : les froides terres de l’Empire Russe. Lieu d’une naissance, d’une mort. D’un renouveau. Un an déjà depuis ma dernière visite… Il faudrait que j’y retourne, un jour… Juste pour voir si cela a changé, depuis. Nostalgique mémoire jouant des tours.



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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Mer 20 Sep - 18:50

Elle avait pris le pot de miel, et s’y était attaquée à pleines mains. Cela ne l’étonnait pas outre mesure, cependant, il fallait avouer que s’il n’avait pas été habitué à ce gargantuesque appétit pour ce nectar, il aurait pu en tomber à la renverse. Au fil d’une conversation des plus communes – bien trop pour une réunion de famille après une telle absence, qui plus est – Liv avait fini par avaler l’intégralité du pot, à l’exception faite d’un petit fond de tasse que le musicien s’était réservé. Non pas tant qu’il avait faim, mais plutôt qu’il souhaitait partager quelque chose avec sa jumelle. Une sorte de pacte de sang. Sauf qu’en remplaçant le vermeil par l’ocre et le la texture liquide par celle de la mélasse en fin de compte.

Le ventre plein de sucreries et la tête pleine d’histoires, Liv avait fait du classique chez elle. Ni oui, ni non, elle s’était endormie, assise à même le piton rocheux qu’il avait taillé. La tête appuyée sur son épaule, elle s’était arrêtée au beau milieu d’une phrase, comme si cette dernière n’avait pas besoin qu’on la termine. Certaines choses ne changeaient pas, après tout, et c’était tant mieux. Cela donnait au barde des repères, lui qui les avait pourtant tous perdus. La Godrobe n’était plus sur son épaule, Eren le borgne avait disparu, tout comme la ribambelle de tordus qu’étaient les Ases, son temple était en piteux état, Asgard en général semblait avoir été renversé par un ours, et même sa lyre était portée absente. Bref, ce n’était pas la joie de vivre, il fallait avouer.

Mais Liv était là, toujours et encore. Il sourit et se releva, la laissant lentement soupirer. Devait-elle se lever ? Non. Ce n’était pas nécessaire, il pouvait la prendre sur son dos. Après tout, il s’agissait là d’un poids plume. Une fois positionnée sur son dos, l’ancien Ase, amorça le retour vers ce qui s’apparentait le plus à un foyer : les ruines du temple d’Eta. Une fois sur place, il s’engouffra dans ce qui quelques mois – années ? – plus tôt avait été sa bibliothèque. La cheminée fonctionnait encore, et tirait à peu près correctement. Et au sous-sol ils avaient encore la chance d’avoir un toit sur leurs têtes. Il déposa sa sœur sur l’ancien canapé qui les avait jadis vus boire du thé tout en lisant quelques ouvrages sur … sur tout à vrai dire. Puis il alluma un feu, avant de s’assoir à ses côtés et de prendre un ouvrage, au hasard, sur la pile qui était à sa droite. Un recueil de poésie. Il grogna, ce n’était vraiment pas l’ambiance. Alors qu’il le lançait sur le haut de sa pile et qu’il s’apprêtait à s’attaquer à un autre bouquin, son attention fut attirée par une présence. Lointaine – si on parlait de distances humaines – mais assez pour être discernable par un éveillé tel que lui, elle ne semblait pas appartenir aux auras qu’il connaissait. Et il en avait connu quelques-unes.

« Hmm… » Maugréa-t-il alors qu’il se relevait, et couvrait sa sœur d’une légère couverture. Cette dernière avait beau ne connaître ni la douleur mentale ni physique, elle risquait tout de même un rhume en se baladant pieds nus de la sorte. Il ajusta son écharpe, et referma la porte – ou plutôt la replaça, après tout, elle n’était même plus ajustée aux gonds. Se déplaçant à pleine vitesse, il se dirigea vers ce cosmos inopiné, sans prendre la peine de cacher le sien. Honnêtement, il n’avait pas particulièrement envie de s’attaquer à qui que ce soit, qui plus est sans armure ni protection. S’il était sorti de sa tanière c’était plus par ennui qu’autre chose. Une rencontre, même improbable, lui paraissait plus attirante qu’une énième lecture des œuvres du barde Thrall, du moins aujourd’hui.

Il s’agissait donc d’une femme, accompagnée. Par quoi, il n’en était pas sûr, mais à la distance où il était, il ne pouvait pas faire mieux. Sans s’annoncer, il prit la parole, d’une voix aussi claire que froide. Après tout, il pouvait aussi bien s’agir d’un Saint vindicatif que d’un Spectre revanchard : aucune armure ne trahissait sa filiation. « Cela fait bien longtemps qu’un éveillé n’a pas marché sur ces terres, inconnue. » Il s’était assis sur une souche, et se replaça une mèche derrière l’oreille avant de reprendre. « Et les derniers à s’y être arrêtés n’ont pas laissé de bons souvenirs. J’ose espérer que vous n’êtes pas là pour finir le travail qu’ont commencé les Morts, si ? » Demanda-t-il, se doutant bien que son interlocutrice saurait de quoi il parlait.

Après tout, les Spectres n’avaient pas été très discrets en réduisant le Grand Nord à un amas de ruines.
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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Sam 23 Sep - 21:00

Alors même que ses mains entraient en contact avec la tendre poudreuse, cherchant l’animal au pelage châtain, la jeune femme restait pensive. Bien entendu, certains éléments du décors différaient de ceux présents dans les souvenirs de son enfance, de cette rencontre destinée. Néanmoins, la globalité du tableau la ramenait à ces terres natales longuement évitées comme l’on éviterait la peste. Celle-là même qui avait touché cette Europe, quelques années auparavant. Une vie qui s’était reconstruite, sans que l’on en oublie pour autant ce lourd tribut malencontreusement payé.

Lentement, cette paume ramassa une poignée de mousse, se refermant quelques peu durant quelques instants. Humide, et sans doute bien trop blanche pour que cela soit bien et bel réel. Et pourtant, les sensations étaient encore présentes. Billes perdues dans le lointain, dans un étirement nostalgique des lèvres. Un endroit apprécié, mais qui faisait remonter davantages de questions encore, relatives aux évènements ayant frappé les sanctuaires il y a peu.

Pas de doute possible, il s’agissait bien là des terres que le Bélier Noir avait réduit en cendres. Et sans doute cela serait-ce difficile à percevoir, tant la neige était blanche. Presque pure. Une seule ombre au tableau : cette non présence d’hommes sur les terres gelées d’Odin. Pensive petite Asya, sont les perles brunes ne reflétaient plus que l’incompréhension, en cet instant. Finalement, quelques coups de pattes non loin du pied, cherchant à attirer l’attention. Zibeline essayant de grimper par delà le bras, afin de regagner brièvement les bras de sa propriétaire, le museau enfoui dans la manche, frétillant presque.

“Pas de pièges, ici. A part te prendre une boule de neige par mégarde, tu ne risques pas grand chose.”

Sourire attendrissant, durant quelques instants. Juste quelques secondes, avant que l’ombre au tableau ne surgisse à nouveau. Ils n’étaient pas là pour faire du tourisme, mais pour voir de ses propres yeux l’étendu des dégâts. Puis, surtout, pour espérer retrouver le dresseur de faucon, et réitérer la proposition d’il y a quelques mois.

Des pas reprenant alors, presque silencieusement, tandis que l’animal sur l’épaule jouait avec quelques mèches d’ivoire. Des mains qui, se leur côté, massaient toujours les bouts des doigts entre eux, profitant de la sensation qu’apportait cette neige fondante au toucher. Une avancée qui ne dura que peu de temps, dans les faits. Car la jeune femme se retourna bien assez tôt en arrière, sentant la présence d’un intrus dans les parages. Une attente longue, sans véritablement l’être, et un homme entrait d’ores et déjà dans son champ de vision. En une vague silhouette, tout d’abord, dessinant peu à peu des traits méconnus.

“Il est vrai que ces terres ne semblent avoir accueillies nul homme depuis quelques temps déjà”

Si bien que la nature reprenait des droits qui ne lui avaient probablement jamais été enlevés. Dans un sourire, la jeune femme entreprit alors de s’asseoir à même le sol, dans un sourire naturel, tandis que ces quelques doigts tapotaient la tête de la bestiole qui commençait à grogner.

“Chut”. Simple murmure, avant de reprendre : “ Les morts devraient rester où ils sont, notamment le dernier à avoir posé le pied sur ces terres. Il est celui à qui nous devons ce désastre, après tout. Rassurez-vous, j’étais là lorsqu’il fût réduit au néant par la réunion des trois divinités grecques. Ces actions resteront à jamais un mystère, et sans doute est-ce ce qui est le plus dérangeant dans sa disparition. Mais il ne reviendra plus ici, je peux vous l’assurer.”

Nulle faille n'était détectable dans ces quelques mots. Parce qu’elle avait été sur les lieux. Parce qu’elle avait été l’une de celles à lui porter le coup de grâce. Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, Le bélier noir n’était plus. Et il avait emporté ses sombres secrets dans sa tombe.

“ A vrai dire, je ne pensais pas trouver quelqu’un si vite, tant les lieux paraissaient désertiques. Mais peut-être êtes vous l’une des ces personnes cherchant à terminer le travail des morts ?” Une mine sérieuse, finissant par tourner à cet air plus détendu. “Je plaisante. Vous n’avez pas vraiment l’air de quelqu’un souhaitant le mal de cette contrée. Et puis j’imagine qu’elle a suffisamment été ravagée, pour que plus personne n’y prête le moindre intérêt…” Un soupir. “Et pourtant, elles offrent cet air de déjà vu…” Un murmure, envolé.

Une main se tendant finalement vers lui.

“Asya Leskov, Gardien du domaine de Poséidon. Mais, comme vous pouvez le voir, je ne suis pas en service actuellement. Et ça, c’est ma bestiole. Qui ne connait pas grand chose de la politesse, d’ailleurs”.

Si l’on en croyait les grognements. Un sourire accompagnant ces mots durant lesquels, la Russe désigna l’absence d’écaille protégeant sa peau. Car il n’y avait là que de simples vêtements. Venue en visiteur, mais également en amie. Puis, de la même main, la blanche montra l’animal.



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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Ven 29 Sep - 12:03

« Les hommes ? » Demanda-t-il d’un ton qui ne trahissait pas son incrédulité. Les hommes n’avaient jamais été le problème en Asgard, mais plutôt les dieux, et plus précisément leurs laquais. Les déités Grecques avaient cette rude habitude de se croire les maîtres de la planète, et ne se privaient pas pour le faire savoir. L’extermination méthodique du peuple du nord n’avait été que l’une de leurs plus récentes démonstrations. Ni la première, ni la dernière. Il écoutait la jeune femme se demandant ce qu’elle pouvait bien sous-entendre. Ainsi les chevaliers noirs étaient tombés ? Grand bien leur fasse, mais ce n’était plus son problème. Il s’était opposé à l’un d’entre eux, lorsqu’il portait encore une GodRobe sur le dos, et y avait laissé une partie de son âme. Il n’était de toute façon pas sûr de vouloir réitérer l’expérience.

Dans tous les cas, il ne semblait pas être bienvenu, l’attitude de la bête était limpide. Mal accueilli sur les propres terres qu’il avait juré de défendre, et par un étranger qui plus est. La situation était cocasse. Et pourtant, il était peut-être le dernier survivant d’une armée en déroute, qui avait eu pour tâche de défendre ces terres. Une tâche qui n’avait pas été menée à bien, c’était le moins que l’on puisse dire. Sören leva le regard et le posa sur le soleil, s’aveuglant quelques instants. C’était une manière comme une autre de se réchauffer.

« Quel peut bien être l’intérêt à vouloir du mal à un cimetière ? » demanda-t-il à haute voix, pas tout à fait pour la jeune femme, pas tout à fait pour lui. « Tout au plus on le profane pour en tirer quelque trésor. Mais il n’y a plus rien en Asgard. Plus rien à voler. Plus rien à protéger. Rien d’autre que la blanche neige, la terre gelée et les arbres frissonnants. » Reprit-il, d’une voix fatiguée. Il n’était plus bien convaincu d’avoir quelque chose à faire en ces lieux. La lassitude, fidèle compagne, venait de le rejoindre. Un coup d’œil sur la Générale avait suffi à éteindre sa curiosité. Il vieillissait…

Elle tendit la main, mais le Nordique ne lui rendit pas la pareille. Ce n’était pas dans ses habitudes que de se permettre ce genre de familiarités. Le jeune homme regarda la main d’un drôle d’air. Ainsi un gardien de Poséidon se présentait ici, sans doute pour des raisons qui n’avaient rien à faire avec son rang. Il dévisagea alors la jeune femme quelques longues secondes, sans piper mot, avant de reprendre.

« Arya Leskov, si vous n’étiez pas qui vous êtes, je vous aurais conseillé de vous en aller. Non pas que vous ne soyez malvenue en ces terres mais plutôt pour vous faire gagner un peu de temps. Il n’y a plus rien ici. Plus rien du tout. A moins d’être amateur de paysages désertiques, il en va sans dire.» Un souffle de vent leva un peu de neige, et machinalement, l’ancien guerrier divin d’Eta replaça une mèche ébène derrière son oreille.

« Je suis Sören, mais contrairement à vous je n’ai plus vraiment de rang à vous présenter. Sören, suffira amplement.»

Il n’avait pas à lui demander ce qu’elle faisait ici. Contrairement au Sanctuaire sous-marin, ou aux enfers eux-mêmes, ces territoires n’étaient plus sous la protection de qui que ce soit. Dommage.
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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Mer 4 Oct - 23:11

D’une mine silencieuse, la jeune femme continuait d’observer tantôt les terres gelées d’Asgard, tantôt cet inconnu qui s’était dévoilé par delà les arbres aux manteaux immaculés. Un blanc dissimulant la saleté, précédemment survenue sur la région désolée. Des hommes… Très certainement s’était-elle attendu à en croiser. Des survivants, des populations. Hélas, rien de tout cela n’avait croisé la route de ces billes boisées. Et ne restait que la nature, le vent, et les regrets.

“Disons que j’imaginais davantage la présence d’hommes dans les parages, l’existence de quelques villages aux alentours. Mais il n’y a rien de tout cela, rien d’autre que la neige et les blanches forêts. C’est assez surprenant, à vrai dire”.

Un animal se calmant superficiellement, face à la recommandation de la partenaire humaine. Quelques instants, avant de reprendre les grognements. Une réaction entraînant cet éternel soupir provenant du Général. Un an déjà et, malgré tout, la méfiance semblait toujours bien et bel présente.

En y repensant, ce n’était pas la seule chose qu’elle attendait, espérait trouver en ces lieux presque désertiques. Parce qu’il demeurait cet ombre dans son esprit, cette vieille discussion portée jusqu’à l’oubli, jusqu’à récemment. Notion bien relative, car l’échange n’était jamais réellement sorti de sa tête. Seulement, les priorités à son retour ne furent pas celles espérées, ayant sous-estimé les dégâts réalisés à ce pilier désormais sous sa protection. Quelle protectrice, à délaisser le Sanctuaire de la sorte, tout ça pour retrouver quelqu’un. Pas la personne qu’elle aurait crû, également. Mais cet autre qui hantait aujourd’hui encore ses pensées de ces quelques mèches de jais, n’était tout simplement plus. La mère s’était fait une raison, depuis. Une amère raison parsemée de doutes. De regrets, sans véritablement l’être.

Une main tendue, mais non attrapée. Une non-action guère étonnante, lorsque l’on avait conscience des faits. En cela, la Marina ne s’en offusqua pas un seul instant, se doutant que les habitudes des uns et des autres n’étaient que très peu discutables, elles aussi. Toujours muette, pour l’instant, elle continuait de scruter cet homme, ce Sören, dont la main avait préféré repoussées quelques mèches, au lieu de prendre la sienne un instant; machination de l’esprit ramenant à quelques mois plus loin. Bien vite envolée, ceci-dit. Qu’importe, mieux valait laisser la brise emporter les souvenirs au loin.

“ Vous savez Sören, si la neige, le gel et les arbres frissonnants prédominent en cette période hivernale, rien n’indique que, dessous, ne naissent pas les herbes et les fleurs. Lentement, mais sûrement. “

Une simple façon de dire, car il n’était pas réellement question uniquement de plante et de poudrins de glace. En effet, si cela s’avérait désertique en état, presque mort, d’une allure de cimetière des neiges, rien n’empêchait qu’un renouveau pourrait arriver. En tout cas, elle préférait garder cet espoir là, cette mère. Une nature pourtant sceptique sur certaines choses, mais jamais sur la renaissance. Parce qu’elle même l’espérait, cette renaissance, cette réincarnation, sur un tout autre sujet.

“ Dans ce cas, Asya suffira, Sören. Qu’importe les rangs ou les non rangs, vous protégez ces lieux à votre manière, c’est ce qui importe.” S'ensuivit un haussement d’épaule. “Par conséquent, qui je suis n’a pas la moindre importance en ces lieux, ni même ailleurs. Disons que la curiosité m’a emmenée jusqu’ici, afin de voir de mes propres yeux les terres dont on m’avait parlé. Étonnamment, cela ressemble assez à celles de mon enfance, sur certains aspects.”

Brise faisant virevolter quelques mèches d’ivoire, tandis que le buste s’abaissa quelques instants, permettant ainsi à la Zibeline de regagner la poudreuse. Une garde partiellement baissée, sans véritablement l’être. Néanmoins, sans doute l’animal était-il nostalgique, lui aussi, souhaitant profiter alors de ces quelques instants d’amusement. Toujours était-il qu’une main récupéra également de cette douceur humide. Sans doute aurait-elle eu dans l’idée de la lancer sur l’homme, afin de le décoincer un peu. Finalement ravisée, cette idée. Certainement était-elle mauvaise, après tout.

“Cependant, vous avez vu juste, je ne suis pas là uniquement pour le paysage. A vrai dire, je cherche quelqu’un. Une personne qui devrait être dans les parages, bien qu’il semble absent. Un homme un peu étrange aux premiers abords, mais on finit par s’y faire.” Un fin rire, presque mélancolique, puis une mine réfléchit, un instant. “Mais dites-moi. S’il n’y a plus rien sur ces terres, pourquoi restez-vous ici ? Quelque part, vous continuez tout de même à protéger ces lieux, n’est ce pas ? “

Des lèvres s’étirant une nouvelle fois, tant doucement que tendrement. Aujourd’hui encore, il semblait que cette aura ne s’était guère dispersée. Qu’importe ce que l’on pouvait bien en dire, qu’importe les années. Les habitudes ne s’oubliaient simplement pas. Dans tous les cas, Asya avait encore des choses à faire, ici. A vérifier. À se remémorer. Ainsi, la blanche ne comptait pas rebrousser chemin si vite, quoi qu’on en dise. Quoi qu’on en pense.


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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Mar 17 Oct - 17:58

« Rien ? Ah. » Murmura-t-il. Il n’y avait ni village, ni ville, ni routes. Ni hommes, ni femmes, ni enfants. Mais Asgard n’était pas morte pour autant. La nature avait repris sa place, voilà tout. Sa tâche était-elle morte en même temps que les habitants du royaume ? Il n’en était pas sûr. Etait-ce moins important de défendre les arbres que les habitants de ces contrées, et si oui, en quoi ? Le pays des glaces était peut être devenu un tombeau, mais même les cimetières avaient besoin de gardiens. Et c’est ce qu’il était devenu, un peu contre son gré, un peu ramené par l’aura de sa sœur, un peu par envie.

Son statut avait été mérité, et quand bien même il n’avait plus de sens, il n’allait pas l’abandonner. Il avait vécu, s’était battu, et était même mort pour ces terres glacées, sans se demander pourquoi. C’était ainsi, et c’était tout. Maintenant, cette étrangère semblait supposer que ces terres inhospitalières pouvaient redevenir le berceau d’une nouvelle vie. Peut-être, ce n’était pas son rôle que de décider, ni d’opiner. Pour ce sujet-là il n’était pas plus qu’un simple témoin, plus passif qu’actif. Un simple scribe qui rapporterait ce qu’il verrait. Il ne déciderait rien, n’agirait pas, et se réservait bien d’avoir un avis. La vie ou la mort, ce n’était pas à lui de décider.

La neige rappelait à de nombreuses personnes un grand nombre de choses. Pour Asya il s’agissait donc de son enfance. Pour Sören, par contre, c’était plus compliqué, sans pour autant être plus sombre. Si ses souvenirs existaient, ils étaient loin d’être aussi consistants. Ces terres, il les avait parcourues, de haut en bas, en compagnie de ce qui s’était approché le plus de personnes importantes à ses yeux. Ils n’étaient plus. Pour autant il n’avait pas l’impression qu’il devait les pleurer. Déjà parce verser une larme n’était pas dans ses habitudes, de plus parce que sans doute qu’un grand nombre d’entre eux ne devaient pas être aussi morts que l’on croyait. Ils avaient eu la chance – ou le courage – de passer à autre chose. L’ancien Ase d’Eta se racla la gorge se rendant compte qu’il divaguait, et pas qu’un peu.

« Vous cherchez quelqu’un ? Alors vous êtes au mauvais endroit. Je vous l’ai dit, il n’y a plus personne. » Répondit-il calmement avant de réfléchir quelques secondes à la deuxième question. Pourquoi restait-il ici ? Le jeune homme s’approcha d’une souche d’arbre couverte de neige, qu’il nettoya de la tranche de sa main, avant de s’y assoir. C’était pourtant simple.

« Je reste où je suis supposé être, voilà tout. Je pourrais tourner le dos à ces terres glacées, et m’engouffrer dans ces forêts pour ne plus jamais revenir. M’en aller vers le Sud, rejoindre un soleil brulant que je n’ai jamais connu. Mais à quoi cela m’avancerait-il ? Je reste ici, car c’est ici que je dois être et que je n’ai nulle part d’autre où aller. Tout simplement. » On ne sentait dans sa voix ni tristesse, ni mélancolie. Au contraire, il était clair pour l’ancien Ase qu’il ne pouvait échapper à cette vie d’ascète, se contentant de ce que ces terres pouvaient bien lui offrir. Il s’était résolu à cette situation.

Quand bien même, la jeune femme semblait sure d’elle en ce qui concernait le fait de rencontrer quelqu’un en ces lieux. De ce qu’il avait cru comprendre elle n’était pas venue en tant qu’ambassadrice de l’empire sous-marin – était-ce seulement nécessaire, de toutes façons, Asgard n’existant plus – il pouvait donc supposer qu’il s’agissait d’une entreprise personnelle. Qu’est-ce qui pouvait bien la pousser à venir ici ?
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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Sam 28 Oct - 0:36

Un Asgard qui n’avait nullement perdu de sa superbe, aux billes de cette blanche femme. Certes, le domaine était désormais dénué d’âmes humaines ; la faune et la flore ayant repris leurs droits. Néanmoins, la beauté avait été conservée malgré tout. Différente, sans aucun doute. Mais toujours bien présente, d’une certaine manière. Une espérance profondément enfouie dans les cœurs de l’écosystème. Une croyance à dévoiler, un jour où l’autre. Chose qui prenait sens en un début non négligeable pour ces terres dévastées.

Concernant cette mère des glaces, elle ne saurait abandonner cette idée. Et ce, quand bien même elle n’était guère de ces contrées. Une mélancolie faisant certainement son œuvre, ramenant cet esprit à l’avant. Traces des souvenirs d’enfances. Oubliés, effacés. Longtemps avait-elle souhaité les renier, à vrai dire. Hélas, ce n’était que pour mieux y revenir. Inlassablement. Aussi, probablement était-ce là l’une des raisons amenant à ce sentiment naissant pour cet endroit. Assurément. Parce qu’elle était bien incapable de se détacher totalement, cette blanche mère.

Puis il y avait également cette route, qui en avait croisée une autre. Un chemin bien hasardeux, à l’origine. Car force était d’avouer que les débuts ne s’étaient pas fait dans la tendresse. Pourtant, une amitié était née. Toute aussi futile pouvait-elle être. Une connaissance dans un combat, une entraide appréciée dans une étape à franchir coute que coute. Un homme dont la première impression ne fût néanmoins guère agréable. Mais cela ne faisait pas tout, n’est-ce pas ? Un contact ainsi poussé, une tentative d’approche. Et la vérité s’était dévoilée, comme d’elle-même. S’ensuivit une proposition, entendue. Un choix dont elle espérait prendre connaissance désormais. Hélas, fallait-il encore trouver cette silhouette dans les parages, afin de penser ne serait-ce que d’y parvenir.

Et sans doute avait-il raison, cet homme nettoyant une souche afin de s’y asseoir. Probablement n’y avait-il plus personne, sur ces terres. Peut-être avait-elle finalement disparue, cette ombre d’une journée. Malgré tout, la jeune femme ne perdait pas espoir de retrouver ce partenaire d’autrefois. Mine pensive, tandis que ses jambes commençaient d’ores et déjà à prendre cette direction vers laquelle se situait le brun. Il ne fallut que quelques pas, afin qu’elle parvienne jusqu’à lui. Pourtant, les billes marronnées ne pouvaient qu’attendre, fixant cette silhouette assise.

« Je peux ? »

Sans même attendre une réponse, le bout de femme s’assit aussitôt non loin de lui, sur cette poudreuse. Un contact froid la faisant tout d’abord frissonner, mais qu’importe : cela n’en demeurait pas moins agréable, de se retrouver ainsi à même le sol. Une façon de se mettre à l’aise, également.

« Et vous n’avez jamais eu envie de voyager vers d’autres contrées, de voir comment est l’ailleurs ? Peut-être pourriez-vous rencontrer d’autres survivants de cette catastrophe… Néanmoins, je dois bien avouer que votre décision est des plus respectables. Des plus impressionnantes. Mais quelque part, je comprends ce sentiment de n’avoir nulle part ailleurs où aller. Parce qu’au final, nos terres respectives sont notre lieu de vie. » Et les gens qui y vivent, nos familles.

Un soupir discret s’échappa alors de ses lèvres, en souvenir à ces disparus. Lentement, les perles brunes parcoururent l’horizon, probablement à la recherche d’un mouvement quel qu’il soit. Acte inconscient. Toujours cette âme recherchée.

« A vrai dire, il me semblait qu’il était originaire de ces contrées. C’est pourquoi je m’attendais à autre chose, en venant ici. Quand bien même l’état d’Asgard m’était connue. » Un murmure « Terre détruite par sa fidèle épée… ». Souffle s’envolant alors. « J’espérais que les survivants reprennent la relève et redresse ce qui fût autrefois la demeure d’Odin, des Asgardiens. » Pensif petit monstre. « Son nom ne me revient malheureusement pas… Peut-être ne me l’avait-il pas donné, qui sait. Mais il gardait un faucon auprès de lui. » Une pause. « Oui, c’était un dresseur de faucon. Peut-être cela vous dit-il quelque chose ? ».

Une insistance, quand bien même fût-elle légère. Parce que rien n’était encore perdu, dans les faits. Pas tant qu’elle n’avait pas trouvé de corps inerte. Tout du moins, c’était ce qu’il croyait, le gardien de pilier. Un silence de nouveau regagné, l’espace d’un instant. Le temps de prendre quelque chose de cette poche dissimulée, cherchant tout d’abord au fond de celle-ci. Finalement tirée vers l’extérieur, cette petite main, juste assez pour proposer ces morceaux de viandes séchées à l’hôte des lieux.

« Vous en voulez ? »

Simple question. Une habitude qu’elle avait prise, depuis qu’elle avait rencontré ce jeune homme dans les rues Françaises, une année plus tôt. Une seule différence, elle n’était plus crue, cette viande. Mais bien est bel séchée par ses soins.


[HRP : désolée, du coup il a fallu que je recopie tout ... °°]


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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Jeu 2 Nov - 17:52

Il la regardait, sans s’attendre à de grandes surprises. Les étrangers avaient cette capacité indéniablement constante à toujours marmoner les mêmes phrases, et à ne voir que le verre à moitié vide. Là encore, elle avait jusqu’à cet instant vérifié ces propos. « Asgard n’était peut être pas si mort que cela », avait-elle avancé, à sa façon, avec ses mots. Il n’en croyait rien. Sous la neige, les arbres, et sous les arbres, la terre dure, froide et inhospitalière du Nord. Rien de plus, ni rien de moins. Si la monotonie des lieux pouvait en décourager plus d’un quelques mois plus tôt, alors que la vie traversait parfois fugacement les pleines enneigées, qu’en était-il maintenant ? Sören, sans un bruit, suivit le général de Poséidon du regard. La jeune femme avait demandé la permission, et sans attendre cette dernière s’était agitée. Elle s’était assise dans la neige, sans sembler se soucier du froid que cette action allait indubitablement lui infliger. C’était son droit, après tout, si lui ne ressentait plus vraiment le froid mordant de la région – un petit cadeau de son cosmos aussi froid que musical – il restait une nouveauté pour la plupart des voyageurs. Se frotter à ce dernier pouvait être, pour certains, une sorte d’objectif en soi. Ce n’était probablement pas le cas avec Asya, mais l’ancien Ase ne pouvait en être sur.

Elle lui demandait ce que lui-même s’était demandé bien des années plus tôt. Pourquoi subir cette terre, pourquoi ne pas voyager, pourquoi ne pas … visiter le monde. Déjà parce qu’il n’en avait que peu eu l’occasion. Il avait passé quelques mois douloureux dans un état généralement définitif et qui ne permettait que peu d’expériences : il avait été mort. Mais qui plus est, il n’était pas sur de vouloir rencontrer d’autres « compatriotes » - encore fallait-il que le Royaume d’Asgard fusse reconnu en tant que nation pour utiliser ce mot. Il ne saurait de toutes manières pas quoi leur dire. Il avait essayé, et avait échoué, à sa façon.

Elle se rendit compte que peut-être son silence la mettait mal à l’aise. Elle avait détourné le regard et changé de sujet, peut-être même malgré elle. La naïade parlait désormais de cette fameuse personne qu’elle recherchait, en Asgard. Les survivants. Les gens n’avaient que ce mot à la bouche. Ils étaient une poignée, et lui et sa sœur étaient, sinon les seuls, probablement les plus éveillés des terres inhospitalières du Nord. Reconstruire ? A quoi bon, si la seule possibilité qui en résultait était de finir détruit à nouveau. Odin était mort, ou était parti, peu importait. Et désormais, ils étaient seuls, et devaient se comporter en connaissance de cause.

« Un dresseur de faucon. » Murmura-t-il. Cela ne lui disait rien, mais d’un autre côté, il avait été de l’autre côté du miroir bien longtemps. « Le seul faucon que je connais est Vedrfölnir, situé entre les yeux de l’aigle Hraesvelg à la cime de l’Yggdrasill. Je doute qu’il n’ait jamais eu de dresseur cependant. » Il haussa les épaules, avant d’attraper délicatement une petite branche sèche qui se trouvait à ses côtés. « Il n’y a plus d’éveillé en Asgard, en tout cas. Du moins, aucun que je ne connaisse pas ou qui ne passe pas son temps à camoufler son cosmos. » Continua-t-il alors qu’il dessinait des arabesques sans s’en rendre compte dans la neige posée sur la souche d’arbre.

« Peut-être est-il lui parti ailleurs, tout simplement ? » Souffla-t-il pensif, alors qu’il posait les yeux sur son œuvre. Il s’agissait d’une représentation d’Yggdrasill, justement, l’arbre qui soutenait le monde. Il secoua la tête, comme pour reprendre ses esprits, et lança la petite branche dans un tas de neige, un peu plus loin, alors que l’étrangère lui proposait de partager son repas. C’était bien éduqué de sa part, mais il n’était pas friand de la viande. Il n’aimait pas manger, tout simplement, si on mettait de côté le thé au miel.

« C’est aimable de votre part, mais permettez mois de refuser votre proposition. Je ne mange … que peu, dirons nous. » Répondit-il d’une voix étonnamment placide, quelques secondes plus tard, coupant avec le ton aussi monotone que froid qu’il avait employé jusqu’alors.

« Que ferez-vous si vous retrouvez ce dresseur de faucon ? » demanda-t-il de but en blanc. Peut-être la jeune femme était à la recherche de son âme sœur, comme lui l’avait été avant de tomber sur sa jumelle ? Peut-être avait-elle besoin de quelqu’un qui la complétait, elle aussi.


Dernière édition par Sören le Dim 12 Nov - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Dim 12 Nov - 17:09

— Un Dresseur de Faucon.

L’écho d’un murmure, signe d’une détermination sans faille. Car l’hésitation n’avait guère sa place dans cette quête personnelle ; les retrouvailles auraient assurément lieu, et les partenaires d’une fois marcheraient à nouveau le long de cette même route. La nostalgie d’autrefois, possible. Toujours était-il que la blanche demeurait certaine malgré cette mémoire troublante, troublée : Nonobstant les obstacles se dressant tel un ravin infranchissable, les poudrins de neige se rassembleraient de nouveau.

Des paroles entraînant une déception qu’elle ne saurait travestir ; les recherches actuelles demeuraient inscrites dans le réalisme, et non pas le fantastique. Légendes pour autant nécessaire à la compréhension d’un Monde au-delà de toute croyance. Vaste mot que celui de « compréhension », d’ailleurs. Que pouvait-on bien savoir de ce surnaturel dépassant les limites de l’imagination ? Sans doute ce que l’on apprenait dans les livres. Et encore.

— Je doute qu’il passe l’intégralité de son temps à masquer son cosmos. J’imagine qu’il doit tout de même rester détectable, afin que l’animal puisse le suivre. Furtivement, des perles mordorées se posèrent sur les œuvres marquant la poudreuse, avant de se repositionner sur cette ligne de brume survenant au loin. C’est possible, oui. Malgré tout, il semblait attaché à l’endroit. Peut-être était-ce des regrets ? Toujours est-il que ma meilleure chance de le trouver était de venir jusqu’ici.

Doucement, les lèvres s’étirèrent formant un doux sourire. Des regrets… Qui serait suffisamment parfait pour ne pas en avoir, dissimulés dans le subconscient ? Les Dieux ? Un faible pouffement retentit à cette pensée : Non, même les Dieux n’y faisaient guère illusion. Êtres tout-puissants, certes. Néanmoins, il était fort à parier que le contact prolongé avec les mortels ne les rendait en aucun cas immuables. Autant que cette enveloppe charnelle, soumise aux lois d’une volonté plus forte encore : cette chose nommée « destin ».

Car chaque être faisait son temps, œuvrant pour l’origine de sa création ; une ombre de jais fixée sur la tête, tel une épée de Damoclès. Et tous savent qu’elle déclinera, cette lame de l’imaginaire. Dégringoler jusqu’à ce que tout ne redevienne poussière, que le rôle soit confié à un autre. Tout simplement.

Une Marina perdue dans ses propres réflexions quant à l’humanité. Toutefois, il y eu ce hochement de tête approbateur lorsque l’homme déclina sa proposition, signe qu’elle était toujours parmi eux. Interloquée, assurément l’était-elle. Car la façon dont le brun justifiait le refus n’en restait pas moins source de curiosité. Curiosité remballée, pour l’heure. En attente d’une fois prochaine.

— Réitérer ma proposition d’antan. Plus clairement, plus simplement. Plus directement, aussi. Et attendre une réaction qui, je l’espère, sera positive. Billes de cuivre revenant ainsi se poser sur l’ancien gardien d’Asgard. Cependant, après être venue jusqu’ici et avoir constaté de mes propres yeux, j’ignore tout compte fait quelle serait la meilleure décision à prendre.

Réplique simple, sans détour. Parce qu’il n’était pas véritablement seul, dans les faits. Parce qu’en dépit de ce que les uns et les autres pouvaient croire, son havre de paix n’avait guère disparu. En outre, le foyer n’attendait que de posséder suffisamment d’énergie pour mieux se rétablir ; plus vigoureux, plus brûlant qu’auparavant, résolu à leurrer la mort même.

— S’il demeure introuvable, sans doute irai-je ailleurs, continuant mes recherches. A moins d’être certaine que toute autre tentative soit veine… Une pause, le temps de fixer davantage le dessin réalisé sur neige, presque admirative. Un… Arbre ?

Tête légèrement penchée sur le côté droit, Asya Leskov se demandait : Que pouvait bien représenter ce tronc ? De nombreuses hypothèses, allant d’un simple caprice aux légendes d’ici. Mais en l’état, il n’y avait que le dénommé Sören pour lever le voile. Celui des mots, mais aussi des sentiments.



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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Hier à 18:03

Sören secoua la tête lentement lorsqu’elle annonça que la personne qu’elle cherchait, ce fameux éleveur de faucons, ne pouvait, ni devait sans doute cacher son cosmos constamment. Il s’agissait là, après tout, d’une probabilité plutôt faible. Mais c’était ce filet d’improbable qui rendait l’existence de cet homme plausible, ou du moins qui rendait sa présence en terres d’Asgard possible. Si, comme ils le supposaient tous les deux, ce n’était pas le cas, alors la jeune marina pouvait tirer un trait sur sa mission. L’homme qu’elle cherchait n’était pas ici. Il ne l’était plus depuis bien longtemps, ou du moins n’y était pas revenu depuis que l’ancien Ase d’Eta reprenne ses esprits. Et cela faisait maintenant quelques semaines, voire quelques mois. Il ne pipa mot pourtant. Elle était assez lucide pour comprendre que sa tâche venait de se compliquer. Qu’elle devait désormais chercher une aiguille dans une botte de foin, et encore fallait-il que cette aiguille n’eut pas trépassé. Ils savaient tous les deux que si cet homme était encore en vie, alors il n’était plus en ces lieux.

Alors qu’elle continuait à supposer, le regard de la jeune femme avait été attiré par son dessin dans la neige. « Yggrasil. » L’arbre qui portait la vie, qui soutenait les mondes, ou du moins Asgard et Midgard. Une légende pour certains, mais Sören avait appris à se fier à ces dernières. Les anciens conteurs avaient pour habitude d’agrandir et d’exagérer les caractéristiques des merveilles du monde pour qu’on ne les prenne pas totalement au sérieux. C’était grâce à de tels stratagèmes que les plus grands trésors d’Asgard étaient restés cachés pendant des millénaires. L’Arbre de la Vie existait surement, sinon dans cette forme légendaire, du moins dans une des plus impressionnantes. Mais il n’avait pas particulièrement envie d’aborder ce sujet, d’autant plus avec une étrangère.

« Il s’agit de l’arbre qui porte le monde, ou du moins, le nôtre. Je crois que vous, adorateurs des dieux grecs, avez vos propres légendes à ce sujet. Bien hardi celui qui pense détenir la vérité. Après tout, il a toujours été invraisemblable que subsistent plusieurs Panthéons Divins, et pourtant …» marmonna-t-il en se levant doucement. L’ancien Ase ses mains sur ses hanches et fit craquer ces dernières, pour se débloquer légèrement le dos. Machinalement il porta sa main à sa ceinture, mais, évidemment, sa lyre ne s’y trouvait pas. Elle était … dans son cercueil. Avec son armure. Il était peut-être temps pour lui de récupérer ce qui était sien, et de reprendre son fardeau à bras le corps. Il était peut-être temps… ou peut-être pas, après tout.

Plissant les yeux, Sören fixa la jeune femme. Il sentait quelque chose qui le dérangeait, et n’arrivait pas à savoir si elle en était l’origine. Une aura… une force… Un cosmos ? En ces terres ? Ce n’était pas Asya, et encore moins sa sœur – il connaissait sa présence comme personne. Il s’agissait d’autre chose. « Vous devriez partir, je pense. » murmura-t-il. « Votre fauconnier vous attend, Asya Leskov, Gardien du domaine de Poséidon. » ajouta-t-il perdant son regard dans les arbres.

Quelque chose venait de se passer en Asgard… Mais quoi ?
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