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 [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs

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Asya Leskov


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MessageSujet: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Jeu 7 Sep - 12:21

Provenance : Sanctuaire sous-marin


Long trajet, désormais achevé. Des terres perceptibles à l’horizon, qui ne ressemblaient en rien à ce que l’on imaginerait de cet endroit. Plus que des rumeurs, des légendes. La blanche en avait tant entendu à ce sujet, durant son enfance; l’histoire d’un peuple des glaces béni par Odin lui-même. Incroyable conte, auquel elle n’aurait jamais crû plus longtemps que le temps de cette jeunesse retirée. Des mots attirant à la fois l’intérêt, mais également la jalousie, d’une certaine manière. Sentiment bien vite passé, compris avec les années. Toujours était-il que ces mythes sur les Dieux nordiques l’avaient fascinée durant de nombreuses années. Période révolue, pensait-elle.

Lentement, ses pieds reprirent leur route au delà des quelques sentiers qui demeuraient encore partiellement visibles. Sans doute menait-il à l’un des villages du coin. Car elle n’avait nul doute que des habitations furent construites sur ces terres aujourd’hui désolées. Certitude causée par des paroles prononcées quelques mois avant, par cet homme à l’allure singulière aujourd’hui disparu de son champ de vision. Malgré tout, moult questions déambulaient dans cette petite cervelle, presque comme si elles allaient cogner directement contre les parois de son crâne. Migraineuse fièvre.

Des yeux écarquillés par le blanc spectacle qui lui était offert, et ce quand bien même les brunes billes n’étaient plus aussi performante qu’elles le furent une époque. Époque lointaine, bien vite dépassée par la réalité de la vie, jusqu’à ce que ce mal dormant ne sorte enfin des agréables songes. Perles perdues dans l’immensité d’un territoire, songeuses. Où es-tu passé, Dresseur de faucons. Disparu lui aussi, brutalement, comme de nombreux autres valeureux guerriers. Les aléas d’un monde en guerre. Un monde souterrain, vivant au rythme d’un éternel cycle. Cercle vicieux.

Un son provenant du sol attira finalement son attention. Au milieu de toute cette poudreuse, un animal prenant son bain. Une action qui ne put que faire rire la jeune femme, malgré l’inquiétude qui la tiraillait en silence. Ainsi, d’une main placée devant ses lèvres, le monstre marin tentait de garder un semblant de sérieux, les yeux plissés par les rires. Puis, après quelques instants, le corps enveloppé de tissus s’agenouilla quelques instants non loin de la bestiole au museau frémissant.

“On dirait que le coin te plait, hein Ilya ? C’est vrai qu’il est paisible, aux premiers abords. Tu sais, j’ai l’impression d’être dans les profondeurs des champs de Coraux, à l’abri des regards. Un lieu où seuls les animaux se rendent, et où il est agréable de se reposer, se ressourcer. Ici, ça me donne un peu la même impression, même si le ciel, les paysages sont radicalement différents. Pour le mieux, d’ailleurs…” Un silence, bref. Pensive petite Asya. “Je ne pensais pas revoir si vite ce genre de climat. Cela me rappellerait presque… chez nous”.

Ou plutôt “L’ancien chez nous” : les froides terres de l’Empire Russe. Lieu d’une naissance, d’une mort. D’un renouveau. Un an déjà depuis ma dernière visite… Il faudrait que j’y retourne, un jour… Juste pour voir si cela a changé, depuis. Nostalgique mémoire jouant des tours.



Memories are like a stain that is branded on my brain.
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MessageSujet: Re: [Mi Février 1756 - Libre] Mémoires d'un camarade, envahissants souvenirs    Hier à 18:50

Elle avait pris le pot de miel, et s’y était attaquée à pleines mains. Cela ne l’étonnait pas outre mesure, cependant, il fallait avouer que s’il n’avait pas été habitué à ce gargantuesque appétit pour ce nectar, il aurait pu en tomber à la renverse. Au fil d’une conversation des plus communes – bien trop pour une réunion de famille après une telle absence, qui plus est – Liv avait fini par avaler l’intégralité du pot, à l’exception faite d’un petit fond de tasse que le musicien s’était réservé. Non pas tant qu’il avait faim, mais plutôt qu’il souhaitait partager quelque chose avec sa jumelle. Une sorte de pacte de sang. Sauf qu’en remplaçant le vermeil par l’ocre et le la texture liquide par celle de la mélasse en fin de compte.

Le ventre plein de sucreries et la tête pleine d’histoires, Liv avait fait du classique chez elle. Ni oui, ni non, elle s’était endormie, assise à même le piton rocheux qu’il avait taillé. La tête appuyée sur son épaule, elle s’était arrêtée au beau milieu d’une phrase, comme si cette dernière n’avait pas besoin qu’on la termine. Certaines choses ne changeaient pas, après tout, et c’était tant mieux. Cela donnait au barde des repères, lui qui les avait pourtant tous perdus. La Godrobe n’était plus sur son épaule, Eren le borgne avait disparu, tout comme la ribambelle de tordus qu’étaient les Ases, son temple était en piteux état, Asgard en général semblait avoir été renversé par un ours, et même sa lyre était portée absente. Bref, ce n’était pas la joie de vivre, il fallait avouer.

Mais Liv était là, toujours et encore. Il sourit et se releva, la laissant lentement soupirer. Devait-elle se lever ? Non. Ce n’était pas nécessaire, il pouvait la prendre sur son dos. Après tout, il s’agissait là d’un poids plume. Une fois positionnée sur son dos, l’ancien Ase, amorça le retour vers ce qui s’apparentait le plus à un foyer : les ruines du temple d’Eta. Une fois sur place, il s’engouffra dans ce qui quelques mois – années ? – plus tôt avait été sa bibliothèque. La cheminée fonctionnait encore, et tirait à peu près correctement. Et au sous-sol ils avaient encore la chance d’avoir un toit sur leurs têtes. Il déposa sa sœur sur l’ancien canapé qui les avait jadis vus boire du thé tout en lisant quelques ouvrages sur … sur tout à vrai dire. Puis il alluma un feu, avant de s’assoir à ses côtés et de prendre un ouvrage, au hasard, sur la pile qui était à sa droite. Un recueil de poésie. Il grogna, ce n’était vraiment pas l’ambiance. Alors qu’il le lançait sur le haut de sa pile et qu’il s’apprêtait à s’attaquer à un autre bouquin, son attention fut attirée par une présence. Lointaine – si on parlait de distances humaines – mais assez pour être discernable par un éveillé tel que lui, elle ne semblait pas appartenir aux auras qu’il connaissait. Et il en avait connu quelques-unes.

« Hmm… » Maugréa-t-il alors qu’il se relevait, et couvrait sa sœur d’une légère couverture. Cette dernière avait beau ne connaître ni la douleur mentale ni physique, elle risquait tout de même un rhume en se baladant pieds nus de la sorte. Il ajusta son écharpe, et referma la porte – ou plutôt la replaça, après tout, elle n’était même plus ajustée aux gonds. Se déplaçant à pleine vitesse, il se dirigea vers ce cosmos inopiné, sans prendre la peine de cacher le sien. Honnêtement, il n’avait pas particulièrement envie de s’attaquer à qui que ce soit, qui plus est sans armure ni protection. S’il était sorti de sa tanière c’était plus par ennui qu’autre chose. Une rencontre, même improbable, lui paraissait plus attirante qu’une énième lecture des œuvres du barde Thrall, du moins aujourd’hui.

Il s’agissait donc d’une femme, accompagnée. Par quoi, il n’en était pas sûr, mais à la distance où il était, il ne pouvait pas faire mieux. Sans s’annoncer, il prit la parole, d’une voix aussi claire que froide. Après tout, il pouvait aussi bien s’agir d’un Saint vindicatif que d’un Spectre revanchard : aucune armure ne trahissait sa filiation. « Cela fait bien longtemps qu’un éveillé n’a pas marché sur ces terres, inconnue. » Il s’était assis sur une souche, et se replaça une mèche derrière l’oreille avant de reprendre. « Et les derniers à s’y être arrêtés n’ont pas laissé de bons souvenirs. J’ose espérer que vous n’êtes pas là pour finir le travail qu’ont commencé les Morts, si ? » Demanda-t-il, se doutant bien que son interlocutrice saurait de quoi il parlait.

Après tout, les Spectres n’avaient pas été très discrets en réduisant le Grand Nord à un amas de ruines.
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